Wonder Woman : la bonne, sa bande et le méchant

Ce film est un chef d’oeuvre cinématographique où l’amour, comme concept et finalité ultime de l’homme se…

Je déconne. Passez-vous n’importe quel morceau de slipknot et si vous n’avez pas encore eu votre dose de haine journalière poursuivez donc, un sourire diabolique au coin des lèvres.

Wonder Woman est un mélange nauséabond de schémas scénaristiques stéréotypés, de répliques prévisibles et abêtissantes.

On regarde les scènes se dérouler avec  un sentiment d’agacement mêlé à des éclats de rire nerveux issu d’un ridicule général et d’un manque de crédibilité… Certains diront qu’il a pour vocation de divertir. Mais je ne crois pas qu’infantiliser un spectateur relève du divertissement. Les scènes d’action, quasiment toute en slow motion ont pour volonté de copier celles omniprésentes dans 300. Mais elles se vautrent principalement d’un point de vue esthétique.

Le seul point positif de ce film se déploie à travers la richesse et la beauté des thèmes sonores épiques qui nous sont proposés. Malheureusement, ils ne collent pas avec le registre trivial du film ; si bien qu’on croirait à l’exposition d’une pièce de théâtre burlesque.

Les personnages sont tous à peu près fades et superficiels, surjoués et on se pose maintes fois la question de l’utilité de certains. Seule Gadot arrive à tirer son épingle du jeu et parvient à nous proposer une prestation solide, qui essaie de s’extirper des impératifs discursifs qu’on a lâchement donné à son personnage.

D’ailleurs,

Le féminisme (thématique phare évoquée par le personnage de Wonder Woman) est difficile à appréhender dans cette œuvre tant la bêtise, la naïveté et la stupidité de Diana crèvent l’écran. L’image caricaturale qu’on a rapidement d’elle est celle d’une gamine surpuissante ayant pour objectif de tuer tous les méchants pas beaux violents et de défendre les gentils monsieurs et les gentilles madames pacifiques. Ceux qui voudraient défendre ce côté-ci de son personnage en invoquant son origine utopique se fourvoieraient car Diana a pris le temps d’étudier l’espèce humaine chez elle (évocation de traités sur la biologie de la reproduction, citation de Thucydide, l’apprentissage de multiples langues…). On supposerait non sans crainte qu’elle est intellectuellement équipée pour éviter de penser comme une gamine attardée et capricieuse.

Bref.

Il n’est pas la peine de continuer à déblatérer sur la nullité profonde de ce film de super-héros aux moyens économiques faramineux, mis au service d’une bande de dégénérés, abrutis par les clichés et les non-sens. Il y avait tant à faire avec cette licence intéressante que le traitement apporté par le film de Patty Jenkins nous laisse avec un âpre sentiment de lourde déception.

On sort de ce film avec l’envie irrépressible d’aller extérioriser tout cet attirail de mauvais goût mal digéré.

Somme toute, avec l’envie d’aller chier un bon coup.

Votre bien aimable Carotoubaton.

REF09/17/002

3 commentaires sur “Wonder Woman : la bonne, sa bande et le méchant

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  1. Impossible de regarder ce film en entier tant il est navrant. Le scénario n’a pas dû être bien difficile à écrire : il se sont contentés d’empiler des clichés, et des évidences qui étaient déjà récurrentes il y a vingt ans… La mythologie est tellement bafouée que l’on pourrait se croire dans un Percy Jackson ; et le pseudo-féminisme est tellement navrant qu’il aurait pu être revendiqué par une Marion Seclin.
    En bref, les films centrés sur une super-héroïne ne sont déjà pas légions, et malheureusement suite à tel navet, ça ne risque pas de changer.

    1. Ne disons jamais jamais ! Mais je partage ton avis ! Au début, en écoutant le préambule, je pensais que bien des éléments mythologiques (relatifs à la Théogonie d’Hésiode) intéressants allaient être exploités, et ça part vite en du grand n’importe quoi. Dommage encore une fois !

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