ElmStreet/ décembre 9, 2017/ 3 comments

Vendredi 13 | En 1957, le petit Jason Voorhees se noie dans le lac alors que les moniteurs censés le surveiller fricotent tranquillement dans leur coin. Une vingtaine d’années plus tard, après d’étranges meurtres survenus dans le camp, Crystal Lake rouvre ses portes pour s’apprêter à accueillir une colonie d’enfants. Malgré la réputation macabre des lieux, les nouveaux moniteurs s’affairent à tout remettre en ordre. Ils sont loin de se douter que le danger rôde encore dans les parages…

1980 : Le début du carnage

Après le légendaire Halloween produit par John Carpenter en 1978 ou encore La Dernière Maison sur la Gauche de Wes Craven, Vendredi 13 surfe sur la vague du « slasher », genre qui consiste à mettre en scène un tueur psychopathe qui se farcit les personnages de l’histoire un à un, à l’arme blanche, généralement dans un coin assez tranquille, histoire de pas être dérangé par les voisins. Réalisé par Sean S. Cunningham en 1980, Vendredi 13 inaugure une saga culte dont le tueur, connu pour son masque de hockey et sa machette, a un goût prononcé pour la découpe de jeunes gens libidineux et à l’humour douteux. Ainsi, on retrouvera Jason dans pas moins de 12 films (remake compris), dont l’un sera consacré à son ultime confrontation avec Freddy Krueger, le démon des rêves.

Un œil sur le film

La saga des Vendredi 13 n’est pas un chef d’œuvre cinématographique en soit, mais le mystère imprégnant les multiples ressuscitations du tueur de la saga, Jason Voorhees, ainsi que son passé d’enfant malheureux qui finit noyé dans le lac, le rendent plus attachant qu’un Michael Myers purement maléfique et beaucoup plus impressionnant qu’un show-man pervers tel que Freddy Krueger.

Dans la première partie du premier film, on assiste aux évènements dramatiques qui se sont déroulés dans le camp. La plupart des plans utilisés pour les scènes de traques sont réalisés en caméra subjective comme dans Halloween, nous laissant nous glisser dans la peau du tueur tout en maintenant son identité secrète. Ses apparitions angoissantes se font lors des scènes de traques, en se focalisant seulement sur quelques détails de son corps : une épaule, des jambes, une main tenant un couteau… Elles s’accompagnent de la musique lancinante d’Harry Manfredini et d’une respiration saccadée, le fameux « tch-tch-tch-ma-ma-ma » qui deviendra le signal sonore de danger propre à chaque film de la saga des Vendredi 13.

Film vendredi 13

La forêt aurait pu être un endroit idéal pour passer des vacances d’été et planter sa tente au bord du lac, si seulement le décor n’avait pas été réduit à un endroit bien oppressant grâce aux jeux de lumière et plans mis en place qui consistent à cadrer les acteurs sous un certain angle et donner au spectateur une sensation d’observation malsaine.

Mais tout dans ce film sert de prétexte pour ne pas s’attacher aux personnages. En effet, ceux-ci sont très stéréotypés, une caractéristique souvent utilisée dans les slashers. Ainsi, on retrouve un personnage charismatique, incarné par Kevin Bacon (Trémors, Hollow Man) qui tient là un de ses premiers rôle à l’écran ; une héroïne intelligente et mature, interprétée par Adrienne King qui sera la dernière à survivre au carnage (ou body count) ; et Betsy Palmer qui fera une apparition dans le film et dont le rôle sera important à l’histoire. Et quand on dit qu’on ne s’attache pas aux personnages dans la saga Vendredi 13, c’est que ceux-ci sont plutôt bas du front et qu’ils préfèrent se la jouer strip-poker monopoly et fumette. Bref, ça ne vole pas bien haut.

Film vendredi 13

Même si le film reste assez simple dans l’ensemble et que le scénario écrit par Victor Miller ne cache pas l’inspiration qu’il a puisé dans le film Halloween de Carpenter, le twist final est un cran au-dessus du reste et constitue une véritable surprise pour le spectateur. Dans une ultime confrontation entre l’héroïne et le tueur, Miller tente de choquer son public en transformant un instinct humain qui nous parait normal en quelque chose d’inhumain…

film vendredi 13

Le mot de la fin

Cunningham réalise un film simple mais efficace, n’hésitant pas à montrer tous les meurtres à l’écran pour frapper son public. Les effets spéciaux, spectaculaires pour l’époque, ont été réalisés par Tom Savini qui a travaillé également sur ceux du film Zombie de George A. Romero. Vendredi 13 est un film culte que je conseille vivement pour tous les intéressés du genre slasher. L’angoisse monte crescendo au fur et à mesure que la peur s’installe sur le campement. Vous serez aussi surpris que moi par le twist final qui propose les 10 minutes les plus folles du film.

 

Retrouve la présentation de l’auteur : ElmStreet.

 

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About ElmStreet

Êtes-vous déjà allé au cinéma pour voir un film effrayant ? Les fantômes, poupées maléfiques, clowns démoniaques et autres croquemitaines vous parlent ? Ou êtes-vous tout simplement curieux de découvrir un film qui vous fera frissonner de peur ? Alors vous êtes bien tombés ! Je suis une passionnée de cinéma d’horreur depuis toute petite. En effet, ma première expérience en terme de monstres remonte à l’âge de 7 ans ! La première série dont je me souviens et qui m’avait presque traumatisée, c’était les Contes de la Crypte.Un squelette effrayant, mais au combien amusant, introduisait chaque épisode avec de petits sketchs bourrés d’humour noir. Même si les épisodes restaient très abstrait pour moi, je n’avais jamais pu m’empêcher à l’époque de garder en mémoire la fameuse trogne du gardien de la Crypte et son rire si particulier. Je me souviens également de la fois où je suis tombée sur mon tout premier film d’horreur en DVD. J’avais tout de suite eu un coup de cœur pour le dessin terrifiant d’une jaquette. On pouvait y voir une femme crier avec des mains prêtes à l’agripper, et quelques personnages au teint blafard avançant vers moi, bras tendus, gueule ouverte, le regard vide. Ce n’est que pendant le visionnage du film, que j’ai découvert avec horreur qu’il s’agissait en fait de morts vivants ! (il s’agissait du film “Zombie” de George A. Romero). Mais ma curiosité était plus forte que ma frousse et je décidais de poursuivre ma fameuse “quête” des films d’horreur. Une compétition que je m’étais lancée pour trouver le plus terrifiant de tous. En grandissant, j’ai pu découvrir la série des Chair de Poule, livres écrits par R.L. Stine, qui me tenaient en haleine à chaque fin de chapitre et que je dévorais quasi instantanément. Il m’était impossible de refermer le livre, tellement mon impatience pour en connaitre la fin était brûlante. Aujourd’hui, j’ai l’impression que ma passion pour le cinéma d’horreur se résume à un livre fantastique, constamment ouvert, impossible à refermer. J’ai visionné plus de 500 films d’horreur au cours de mon adolescence, et maintenant à l’âge adulte, je poursuis encore cette passion. J’aime absolument tout ce que je ressens devant ces films : l’adrénaline, l’excitation, l’appréhension, ou encore les sursauts que l’on peut avoir au détour d’un fameux « jump-scare ». J’aime les vieux classiques des années 80 comme « Vendredi 13 », « Les Griffes de la Nuit » ou encore « Scream », ces films cultes qui ont réussit à se rendre intemporels. Et ma passion ne s’arrête pas là car je collectionne, outre les DVD, de nombreux livres sur le paranormal ou le fantastique, de vieux jeux de société, des CD de metal et de country, mais également des figurines de films. Je suis aussi totalement accro aux romans de Stephen King. Ma collection de livres sur cet écrivain est aussi énorme qu’un cachalot, et j’ai bien peur qu’un jour l’étagère fixée au mur s’effondre sur ma tête. Pour conclure cette présentation, je dirais qu’il est assez difficile pour le néophyte de savoir faire un choix dans toutes les possibilités qu’offre le genre horrifique. C’est donc à moi de vous aider à dénicher la perle rare sur ce site, par le biais de mes chroniques qui, je l’espère, vous piquerons de curiosité pour vous faire découvrir de nouveaux films ou séries.

3 Comments

  1. Je suis peut-être le seul, mais bien qu’ayant vu le film, comme le reste de la saga, assez jeune, je trouve que ce premier opus a un peu vieillit, et je lui préfère le second opus, pourtant identique sur pas mal de points…

    1. Défendons ce film !

      Je trouve que le premier opus, bien qu’un peu vieilli effectivement, introduit plutôt bien le début de la saga Vendredi 13. On y comprend les motivations de Jason à traquer les adolescents dans les autres films. Le premier opus raconte vraiment une histoire, contrairement aux autres opus de la saga, bien qu’ils soient très divertissants. En effet, dans ce premier film on voit vraiment ce qui motivera Jason à traquer les adolescents par la suite. Déjà, on apprend qu’il s’est noyé donc qu’il veut forcément se venger. Mais en plus, la perte de sa mère pousse encore plus loin son instinct meurtrier ! Du coup, on peut dire que malgré une réalisation peu poussée pour ce premier film (qui s’appuie trop sur le scénario), l’histoire est un poil mieux construite que pour les autres film qui sont plus centrés sur le masque de Jason et sa panoplie d’armes.

      Mais par préférence, je dirais que les 2ème et 3ème opus sont excellents car on y découvre vraiment la nature bestiale de Jason 🙂

      1. Ah non mais tu as tout à fait raison, ce premier opus a dans le fond bien plus de choses à dire que les autres, même si cela reste simpliste. Il met en place une mythologie, des thèmes, et une façon de faire, que les trop nombreuses suites ne feront que réutiliser sans jamais ajouter vraiment quelque chose de nouveau sur le feu (ou alors, de mauvaises choses – Jason va en enfer et Jason X). Pour ce qui est de la mise en scène, je trouve que c’est du Sean Cunningham tout craché. C’est propre, on ne peut dans le fond pas trop lui reprocher grand-chose, mais ça ne va pas plus loin, comme pour DeepStar Six qu’il fera 10 ans plus tard.
        En tout cas, ce premier opus a pour moi perdu un peu de son charme avec les copies HD récentes, qui font apparaître quelques petits défauts à mes yeux. Ça reste culte, ça reste un film important (basiquement, le film a confirmé que le succès d’Halloween n’était pas un hasard et lança véritablement la mode), mais imparfait. J’ai par contre encore une fois un peu de mal avec le 3, malgré l’ajout du masque, qui est classe et iconique, mais le fait d’avoir voulu le film en 3D à l’époque… meeeh.

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