The Flower Kings : Stardust We Are

Si les punks vomissaient le rock progressif , il n’ont jamais réellement réussi à le tuer. Il est vrai que la période de popularité du mouvement s’est bien arrêtée, mais elle commençait déjà à faiblir dès 1975. Les groupes comme Yes ou Genesis ont progressivement perdu en créativité et en popularité à cause du virage commercial des radios, et non à cause d’une bande de tacherons tout juste capable d’enchaîner trois accords.

 

Et, si on regarde l’affaire de plus près, on se rend compte que quelques groupes ont régulièrement perpétué l’héritage du prog seventies. Dernier exemple marquant, Marrillion, qui a su moderniser le son de Genesis et s’offrir les faveurs des radios et d’un public large. De plus, leur choix de remplacer le mellotron par le synthé, rendra leurs musiques plus froides ; ce qui n’empêche pas les albums Script for a Jepster Tears et Misplaced Childhood d’être des classiques incontournables.

Quelques années plus tard, se sont les suédois de Flower King qui raviveront la flamme allumée par Yes , ELP et Genesis dans les années 70.
Fini le synthé des années 80, le groupe revient à une musique plus organique, faite de mellotron flûte et de guitares atmosphériques.

Sorti en 1997, Stardust We Are montre que le groupe de Stolt est bien plus qu’un honnête artisan du prog. D’une longueur peu commune (130 minute tout de même), Stardust We Are brille pourtant grâce à une homogénéité sans faille et à la sensibilité de sa musique.
Premier ingrédient de cette réussite, la production claire met parfaitement en valeur les harmonies langoureuses et nostalgiques de l’album.
On démarre donc avec cinq titres harmoniques qui n’ont rien à envier aux mélodies épiques de Yes.
C’est du travail d’orfèvre que le groupe nous présente dès cette introduction.
La partie instrumentale est riche et calibrée pour que chaque instrument intervienne au bon moment.

La seconde partie du premier CD nous emmène dans un prog plus « pur » , qui fait un peu penser à Genesis et Steve Hackett (The Man Who Walk With King), voire à Gentle Giant pour la complexité des compositions. Il est à noter que la transition entre ces parties se fait de manière incroyablement fluide grâce à ce ton nostalgique qui se perpétue tout au long de l’album.

Le deuxième CD lorgne plus vers les mélodies planantes de Pink Floyd et Camel.
C’est surtout ce CD qui contient LA pièce maîtresse de cet album, celle qui l’élèvera au rang de classique trop peu connu du genre, le grand morceau titre. D’une longueur de 25 minutes, ce morceau ferait rougir n’importe quel ELP ; et à juste titre, car « Stardust We Are » (le morceau) est un monument de technicité où chaque thème s’enchaîne avec une fluidité insolente.
On soulignera encore ce son génial qui vous fera découvrir des nouvelles facettes de ce chef d’œuvre à chaque écoute.

Ai-je réellement besoin de conclure ?
Sortie en 1997, Stardust We Are est une œuvre majeure dans l’histoire du rock progressif.
Ainsi, pour reprendre une phrase chère à ceux qui on voulu tuer le mouvement :
Prog rock is not dead !

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metallica : ride the lightning

REF10/17/011

2 commentaires sur “The Flower Kings : Stardust We Are

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