Benjamin Bailleux/ octobre 8, 2017/ 0 comments

Après trois albums sans intérêt, Dead Daisies a su, avec la sortie de Make Some Noise, démentir la loi qui veut que les super groupes ne sont bons qu’à décevoir. Les plus puristes garderont toutefois une réserve vis-à-vis de ce rock très proche des méfaits d’Aerosmith.

On pouvait déjà leur répondre que les bad boys de Boston n’ont plus sorti un tel album depuis des années. Mais il manquait quelque chose pour imposer définitivement le groupe comme une formation plus que respectable : un live marquant. Car c’est bien souvent sur scène que les groupes de hard rock prennent toute leur ampleur. Et ce n’est pas la tripotée de bombes enregistrées en public depuis les années 70 qui va me contredire. D’Aerosmith à Blackberry Smoke en passant par Thin Lizzy , les Who, et j’en passe, la plupart des grands groupes ont enregistré des albums en public qui sont depuis devenus des classiques.

Les Dead Daisies n’échappaient donc pas à la règle, et leur live confirme qu’ils sont plus que des imitateurs talentueux. Constitué en majeure partie du matériel issu du dernier album, Live and Louder montre un groupe où les égos sont mis de côté, et où la joie de jouer des musiciens est presque palpable.

Ce qui frappe sur cet album, c’est la fusion de cinq talents qui, sur scène, forment une entité parfaite, entièrement vouée au culte du rock’n’roll. Live and Louder est parcouru de la même énergie sauvage que le Live at Leeds des Who, ou tout autre live légendaire. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le groupe rend hommage aux Beatles, à Hendrix ou Judas Priest.
Ces musiciens savent que, ces soirs-là, ils sont le plus grand groupe du monde, et ils l’affirment avec la même dévotion que les légendes qui les ont précédés.

Je ne parle même pas des moments d’anthologie, comme ce « Fortunate Son » boosté aux hormones ou « Long Way To Go » introduit par le riff d’ « Highway to Hell ».

Live and Louder fait partie de ces rares albums qui vous entraînent dès les premières minutes pour ne plus vous lâcher ; et le proclamer album de l’année est bien le minimum que l’on puisse faire. Pour ma part, je pense qu’on parlera encore longtemps des Dead Daisies et de ce pur moment de rock.

REF10/17/008

 

Lennon62

About Benjamin Bailleux

Avant d’entamer une collaboration que j’espère riche, il est essentiel que je me présente à vous, humbles lecteurs. Comme mon pseudo semble l’indiquer, je suis ici dans le but de partager ma passion pour le rock dans toute sa diversité. Pour remplir cet objectif, j’ai bâti un site que je gère depuis quelques mois déjà. Mais comment a-t-il chopé le virus me direz vous ? (À moins que vous vous en foutiez mais faites au moins semblant pour contribuer au bon déroulement de cette présentation !) Et bien, quand on évoque mes premiers émois musicaux, je me remémore immédiatement les nuits de voyages où « the rising » tournait en boucle sur l’auto radio. Après de longues heures passées à écouter AC/DC , Status quo, Les Who etc …, j’ai complèté ma culture rock en cherchant mes groupes fétiches dans d’autres genres (prog, folk rock , punk …). Ces découvertes, je les ai faites grâce aux heures passées a lire et relire les chroniques de certains albums et autres documents. C’est à partir de ce matériel que j’ai pu forger ma vision de la musique rock. Cette vision, je vous propose de la découvrir à travers mes articles.

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