The Crown ou la lourdeur d’une coiffe pas comme les autres.

Parlons un peu d’une grande dame aux chapeaux originaux. Certains diront aujourd’hui, qu’elle ne représente plus grand-chose dans la politique mais elle n’en reste pas moins une figure historique. Seulement, attachons-nous un peu à son histoire et à son entrée dans la royauté.

Un peu d’histoire…

De l’histoire s’il vous plaît. Ok, on y va. Elisabeth II naît en 1926 à Londres, fille du Prince Albert d’York et d’une noble appelée Elisabeth Bowes-Lyon. Le trône de Grande-Bretagne ne se dessine pour Elisabeth que lorsque son oncle Edouard VIII abdique, après 10 mois de couronnement seulement, laissant sa place à son jeune frère timide et renfermé, George VI (voir Le discours d’un Roi). Commence alors une vie difficile pour Elisabeth II et sa famille. Tout doit être méticuleusement soigné. Une vie de parades et de lourdes décisions s’ouvre réellement pour la Reine en février 1952, date à laquelle elle accède au trône à seulement 21 ans, suite à la mort de son père George VI.

Revenons à The Crown, cette série est diffusée sur Netflix en novembre 2016 et est coréalisée par Peter Morgan et Stephen Daldry. Elle comprend aujourd’hui une saison de 10 épisodes et une seconde saison arrive bientôt. Le rôle d’Elisabeth est tenu par Claire Foy (anecdote : son second prénom est Elisabeth. Prédestinée pour interpréter le rôle, je vous dis !)

La série commence par le déclin de George VI (joué par Jared Harris) épuisé et malade. C’est alors qu’Elisabeth se rend compte qu’elle doit petit à petit se mettre dans la peau d’une figure importante pour des millions de personnes. Elle est alors soutenue par son futur époux, Philip de Mountbatten, incarné par le talentueux Matt Smith (oui, lui-même, le farfelu Docteur Who de la onzième génération). La série va mettre au cœur de son intrigue l’histoire et la romance qu’il y a entre ces deux personnes. Car le duc d’Edimbourg a apporté énormément à la Reine et a été un pilier dans les moments difficiles. Et pour rien au monde, je n’aurais voulu être à sa place !

Cette série est bien sûr basée sur des faits historiques (ça, c’est au cas où tu vis dans une grotte au fond d’un No man’s land) mais on comprend bien que pour la rendre un peu plus aux goûts du jour et aux exigences de la télévision, elle a été romancée. Certaines choses sont ajoutées pour que tu kiffes ta vie et que tu restes jusqu’au bout. Pas con les bougres. Mais ne soit pas tout de suite mauvaise langue, la base de The Crown reste la réalité vraie, et selon moi c’est vachement bien foutu !

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Un bon casting pour The Crown

Les acteurs sont incroyables, je suppose que jouer le rôle d’une des figures les plus connues dans le monde des années 50 n’a pas été chose simple. Et pourtant Claire Foy interprète cette petite dame très honorablement, je dirais même plus, elle l’incarne très honorablement ! On comprend bien que la vie d’une Reine n’est pas faite uniquement de paillettes et de coiffes en roulotte. Au commencement de son long règne, Elizabeth II est très fragile. Winston Churchill est réélu comme Premier ministre (interprété par le gigantisme – dans tous les sens du terme car 1m93 tout de même – John Lithgow) et ces deux zigotos doivent s’entendre pour faire avancer la politique du pays. Ce qui n’est, au départ, pas si simple. Mais, au fur et à mesure de The Crown, on discerne une complicité qui personnellement m’a fait fondre comme un prunier, (pardon, me suis-je trompée ?).
La série retrace un passage de la vie de Churchill dans ses moments de faiblesse et de grand leader. Ce n’est absolument pas barbant, car la série met en lumière l’homme avant l’homme politique.

Le duc d’Edimbourg est aussi sur le devant de la scène. Une fois marié en 1947, la série s’insère dans la vie conjugale de l’un des couples les plus fantasmés. Et ce n’est pas tout rose ! La Reine entre dans une ère de modernisme. Après les deux grandes guerres les mentalités changent. Cependant, et à juste titre, elle est très ancrée dans les valeurs du conservatisme ; ce qui n’est pas difficile à comprendre pour une Queen.

Son objectif à partir de 1952 est très simple, du moins sur le papier : faire perdurer la couronne coûte que coûte, et ce, au détriment de ses sentiments. « Bah chère amie, c’est simple, oublie que tu es un être humain pourvu d’émotions et comporte toi comme un leader, comme un modèle, comme une mère, comme une épouse, mais pas trop non plus. Ne montre pas tes faiblesses. Comment faire ? Ah bah ça tu te d’emmerdes ! You’re the Queen ».

Le premier à en pâtir est le Prince Consort, l’époux de la Reine britannique. Il se confronte à tout un monde protocolaire qui va le destituer de bien des choses. Il passe d’un destin de commandant de la Navy à un destin de confident et soutien pour la Couronne. Destin dur à supporter pour lui… Seulement, il ne se laisse pas impressionner. Je pense que le duc d’Edimbourg a été un ancrage décisif pour la famille royale britannique.
Bon les acteurs, on pourrait en parler encore pendant longtemps tant ils sont tous géniaux. Margaret, la jeune sœur d’Elisabeth est aussi un personnage que l’on suit et qui a beaucoup de choses à dire. L’actrice Vanessa Kirby est par ailleurs sublime. Seulement, le jeu, c’est bien…

… Mais ça ne fait pas tout !

Parlons du décor et des plans de la série qui sont magnifiques. Peter Morgan ne voulant pas déranger la true royal family a essayé de tourner les scènes dans d’autres lieux que Buckingham Palace. Pour coller à la stature de cette très jolie cabane, les acteurs ont joué dans les salles du manoir Lancaster House. Ce n’est pas dégueu… Bon, la déco ne peut pas plaire à tout le monde, mais enfin…

Un jeu de scène bien exécuté, un décor bien achalandé et des plans à couper le souffle, c’est une bonne recette pour une série à succès, mais il manque quand même quelque chose…

Trêve de tergiversations ! Arrête tout ce que tu es en train de faire (Non attends ! Continue de lire cette critique parce que je n’ai pas fini de te convaincre de regarder cette série), mais pose toi quelques minutes, clique sur le lien-là par ici et imprègne toi de cette bande son magique. Reviens après…

Et oui, en écoutant le générique de The Crown, je me suis dit : « Tiens ça, c’est quand même sacrément caractéristique d’Hans Zimmer ». Oui, j’ai dit ça, comme ça, mot pour mot, et même avec les guillemets. Anyway, connaissant son bagage sacrément énorme au niveau de la composition musicale, j’ai tout suite sentie son influence. Bah, oui, le mec a écrit quelques pépites pour des tout petits films à petits auteurs tels que : Interstellar, Inception, Gladiator, The Dark Knight Rises et plus récemment Dunkerque… Beau CV le Monsieur !
Mais pour The Crown, notre compositeur aux doigts de fée était accompagné de Rupert (non pas Grint) mais Gregson-Williams. Enfin, bref clique et tu verras, si tu veux, on en parle après !

Bref,

Tu viens de finir Downton Abbey ? Mince, je sais combien c’est difficile pour toi de te retrouver après tant de saisons dans le néant « séristique ». Ah non, j’ai une idée ! Tu peux commencer The Crown, bah oui pourquoi pas. La Great Britain, la Noblesse, bon ok, ce n’est pas le même sujet intrinsèquement… Mais chut ! Regarde, ce n’est même pas l’affaire d’une journée si tu veux voir la première saison pour rattraper ton retard !


J’ai vraiment aimé cette série… Ah oui, mais je ne l’ai pas dit textuellement donc voilà, là, au moins c’est clair. Ce n’est pas un documentaire à proprement parlé, mais si tu veux apprendre quelques trucs sur le ressenti d’une Reine envers son Devoir et sa famille, tout ça avec des acteurs de talent, des décors et une musique. C’est parfait… Cours l’ami, cours et ne te retourne pas !

PS : Tu penses que la Reine s’est abonnée à Netflix ? Bah quoi c’est moderne ça, non ? En plus, la saison deux arrive en décembre, il faut qu’elle se grouille 🙂


Allez à très vite bientôt,

REF11/17/025

2 commentaires sur “The Crown ou la lourdeur d’une coiffe pas comme les autres.

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