Persona d’Erik Axl Sund, quand le premier visage de Victoria Bergman ne convainc pas

L’hiver s’est installé, il fait bien froid et nuit tôt, une bonne idée serait donc de se jeter sur un roman policier suédois, qui nous glace le sang. Eh bien, le premier tome des Visages de Victoria Bergman n’en fait pas partie, à mon sens, et il est donc temps pour moi de vous déconseiller un roman. Histoire que vous passiez la soirée avec Lisbeth Salander, plutôt.

Déjà, de quoi parle ce bouquin ?

La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d’enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples. Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d’une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l’inspecteur Jeanette Kihlberg, l’enquête s’annonce compliquée : il est d’origine étrangère et personne ne semble se préoccuper de sa disparition. Bientôt une nouvelle victime impose l’horrible évidence d’une série. Chacune de leur côté, la flic et la psy se voient confrontées aux mêmes questions : Combien de souffrances peut on infliger avant de basculer dans l’inhumain et de devenir un monstre ? À quel moment la victime se mue-t-elle en prédateur ? Et peut-on être mauvais si on ne ressent aucune culpabilité ?

Un début prometteur

L’intrigue commence bien, un garçon est retrouvé mort, momifié, dans un buisson près d’une station de métro, ce qui laisse la police de Stockholm choquée. Jeanette, l’inspectrice en charge de l’enquête, va se retrouver confrontée à d’autres cas de ce type, les uns plus sordides que les autres. Corps pendus à un crochet recouvert d’acide, corps embaumé, disparitions étranges… À ce niveau là, tous les éléments nous poussent vers une très bonne intrigue policière, parce que tout est bien gore comme il faut. Un frisson d’horreur m’a parcouru plusieurs fois, et ça ne m’a pas déplu !

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L’enquête mise de coté au profit des histoires personnelles

Sauf que l’enquête piétine et que les auteurs, puisque c’est un duo, semblent trouver la vie personnelle de Jeanette plus intéressante que les cas des jeunes garçons. Et jusqu’à la fin, la police ne sait pas ce qu’elle fait ! Autant vous dire que je suis plus que déçue du côté polar du roman. De l’autre côté, nous suivons Sofia, une thérapeute qui travaillent sur plusieurs fronts. Elle suit autant des personnes à titre privé, comme Victoria Bergman par exemple, mais participe aussi à des compte-rendus policiers afin de donner son avis sur certains cas. Et elle sera notamment sollicitée dans le cadre de l’enquête de Jeanette, puisqu’elle a pu interroger un pédophile en asile psychiatrique, ce qui pourrait peut-être l’aider. Là encore, c’est sa vie personnelle qui prime, mais celle-ci se mêle intimement à sa vie professionnelle. Dommage que la révélation de folie qui devrait nous renverser de notre chaise soit si prévisible. Je voulais être secouée, de pas en croire mes yeux, et puis non. C’est plat. C’est attendu. C’est dommage, quoi.

Et pour finir, des révélations tordues et non-crédibles

Bien sûr, certaines surprises remplissent leurs fonctions, mais cela est poussé si loin que je n’y croyais plus une seule seconde. Franchement, on peut dire que ça craint un peu. Ajoutez à cela que j’étais totalement confuse par l’écriture, qui passe d’un personnage à un autre, puis de la chronologie complètement mélangée sans qu’on ne nous donne vraiment d’éléments auxquels s’accrocher, et me voilà perdue dans l’histoire. Une fois terminé, on y met un sens heureusement, mais c’est un tel exercice que je n’ai plus trouvé cela agréable. Ce qui fait que je suis ressortie de cette lecture extrêmement déçue.

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Moi qui espérais avoir trouvé un digne successeur à la trilogie d’origine de Millénium, je suis bien loin de mes attentes. Je me suis retrouvée face à une intrigue policière qui avait tout pour me passionner, mais le récit est si décousu et exagéré que je n’ai pas su apprécier ce premier tome. Mais comme j’aime la torture, j’ai prévu de lire la suite cet hiver, tout de même. Qui sait, peut-être que le niveau s’élève et que je vais avoir une bonne surprise ?

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Vous pouvez retrouver tous mes articles sur Sorbet-Kiwi, notamment ceux des quatre tomes de Millenium, ou encore celui sur La princesse des glaces de Camilla Läckberg, deux bonnes séries suédoises à découvrir, même si tout le monde les connait déjà !

REF11/17/016

8 commentaires sur “Persona d’Erik Axl Sund, quand le premier visage de Victoria Bergman ne convainc pas

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