Mad Max : Fury Road. Tout est dans le titre !

Mad Max : Fury Road |

« SOIS TEMOIN » gueule un war boy poussiéreux, la mine bouffie par un sourire de satisfaction.

Il empoigne deux javelots explosifs. Il voit s’entre-ouvrir la porte du Valhalla tant désiré.

C’est son moment.

Il saute de son véhicule lancé à plus de 150 km/h pour atterrir droit sur le buggy de son ennemi juré. Une déflagration retentit. Le vacarme de la horde est tel qu’elle se manifeste comme peut se manifester une étoile dans un ciel capricieux. Les plaines désertiques d’Australie sont si cruelles !

Mais il est temps pour le chef de guerre du misérable kamikaze de reprendre sa traque pour l’or noir !

Ah, la saga Mad Max… Comment introduire un tel chef d’oeuvre cinématographique ?

Vraiment les gars, je vous assure quoi, que dire et surtout par où commencer ! J’ai cru qu’écrire un bref paragraphe relatif à cet univers post-apocalyptique complètement détraqué ne pouvait que trop mieux montrer la tonalité du film dans son ensemble.

Mad Max est véritablement un alien du monde du cinéma tant au niveau artistique que productif.

Mad Max, en effet c’est complètement barje!

Sachez Mesdames et Messieurs que ce film, dans lesquels nous nous voyons transportés dans un univers de science-fiction où la dystopie bat son plein vous mènera dans un univers absurde et nihiliste bourré de belles pépites scénaristiques. Le monde est ravagé et disputé par des clans sanguinaires qui s’adonnent à toutes les atrocités possibles simplement pour obtenir deux des denrées les plus précieuses du moment : l’eau et le pétrole. Ces clans d’individus déséquilibrés sont tous administrés par des chefs de guerre plus stables et sains d’esprit.

Enfin je veux dire, ce n’est pas sans compter leur soif de pouvoir intangible, leur conscience certes psychotique et leur tendance à sociopathie brutale. Mais bon, à part ça, les guguss sont à peu près plus raisonnables que la plupart de ceux qu’on peut retrouver parmi la bleusaille.

Quoiqu’il en soit, c’est dans ce monde en déperdition que Max déambule avec sa bagnole sans le moindre sens. Mais rapidement, le vagabond et capturé et utilisé comme un transfuseur de sang vivant pour la horde du grand Immortan Joe. Ses femmes, ou plutôt disons-le plus clairement, ses esclaves sexuelles se sont enfuies. Il est temps pour lui de lancer la horde à leur poursuite !

Voilà à peu près le gros de l’histoire.

Une gigantesque course poursuite dans un désert ininterrompu, un monde nihiliste où la compassion et l’humanité n’existent plus. Ou peut-être pas qui sait ?

Un film avec énormément d’action, mais de l’action intelligente

Ce film ne contient pas beaucoup de dialogues. A vrai dire, ils sont tous assez classiques mis à part les néologismes, relatifs au monde de Mad Max qui ajoutent une profondeur et une prestance scénaristique forte.

Mad Max n’est effectivement pas de ce genre de films avec des tergiversations.

C’est un film qui se donne à voir et tout ce qui est montré suffit pour nous faire comprendre tous les enjeux qui meurtrissent la vie de tous les personnages. Car ce film traite aussi bien de la souffrance humaine comme de la rage animale, l’instinct de survie et l’esprit grégaire d’une humanité qui a perdu tout espoir. Une véritable descente aux enfers attend tout individu confronté à un tel monde. Comme dirait papa Dante, « vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir ». Néanmoins, c’est justement dans une quête de réappropriation de celui-ci que tout le film se fonde. Entre toutes ces scènes de combats trépidantes dans lesquelles des cascades absolument stupéfiantes sont réalisées et toute cette violence généralisée, il est en effet possible d’intellectualiser l’univers à fond et lui donner un intérêt réflexif intense. Ainsi, il ravira à la fois le gros bourrin affectionnant les gros blockbusters mais aussi l’intello en quête de sensations fortes.

 

Des dizaines de véhicules retapés et tunés spécialement pour le film !

Sache aussi que tous les véhicules présents dans le film ont tous été construits, entretenus spécialement pour le film. Certains ont d’ailleurs été détruits pour satisfaire les caprices de certaines scènes d’action. tu comprends déjà alors tout le travail logistique que ce film à gros budget a dû subir pour mener à bien le projet. Imagine que ton joujou sur lequel tu travailles depuis des années soit destiné à être sauvagement explosé dans une scène qui ne dure qu’une fraction de secondes.

Permets-moi de te le dire sèchement, ça doit faire très mal au cul !

Comme tu l’auras compris ce film est aussi un projet de cinéma colossal et étonnant d’investissement, de perfectionnisme.

Et tu veux que je te dise une autre chose complètement dingue ? En réalité très peu d’effets spéciaux et tout ce qu’on voit à l’écran est presque entièrement tourné tel quel (avec des retouches en post-production évidemment).

Le tournage a eu lieu dans le désert du Namib en Namibie et a duré plus de 2 années !

 

Bref tant de palabres au sujet de Mad Max ne me semblent pas nécessaires : c’est avant tout une peinture mouvante, une oeuvre pittoresque, une épopée violente et entraînante avec laquelle tu dois construire une connexion lyrique forte : elle se doit d’être appréciée sans ménagement !

Va te régaler et t’en prendre plein les yeux et les oreilles !

Je te laisse avec le meilleur thème musical du film : https://www.youtube.com/watch?v=U3Mg8GJpVfo

C’était Carotoubaton !

REF11/17/006

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