Benjamin Bailleux/ janvier 15, 2018/ 0 comments

Avec leurs premiers albums , les Allman Brothers ont offert à l’Amérique sudiste sa vague rock. Faite de country et de rock, cette musique donne aussi l’occasion au groupe de se lancer dans de longues improvisations en concert.

Le mouvement allait connaître sa seconde révolution quelques mois plus tard, grâce à un gang de délinquant aux caractères biens trempés. Lynyrd Skynyrd naît en effet sous l’impulsion d’un Ronnie Van Zant qui n’hésite pas à utiliser la force pour imposer son leadership sur le groupe. Si le chanteur terrorise ses collègues, qui risquent le lynchage à la moindre fausse note, il leur permet aussi de se rassurer lorsqu’ils enchaînent les concerts dans les clubs malfamés.

C’est là-bas que MCA les repères, avant de les emmener rapidement en studio pour l’enregistrement de leur premier album. Mais les sessions sont chaotiques, et les conflits entre le groupe et ses producteurs finissent souvent en bagarres rangées. Le disque finit tout de même par sortir en 1973 et obtient un énorme succès.

Il faut dire qu’en injectant ses influences anglaises à une musique purement américaine, Lynyrd Skynyrd à créer une formule qui allait inspirer toute la vague sudiste à venir. Le succès est tel que Neil Young écrira une chanson pour dénoncer l’étroitesse d’esprit qu’il croit voir chez ce groupe. Il vrai que leur manie de brandir le drapeau confédéré à chaque concert fait couler beaucoup d’encre.

Lynyrd Skynyrd commence donc ce Second Helping, sorti en 1974, par une réponse cinglante au mépris du loner. Véritable hymne à l’Amérique profonde, « Sweet Home Alabama » contient surtout un des plus grands riffs du classic rock.

À l’image de cette introduction, Second Helping semble rivaliser avec le génie du premier opus. Coté riff d’anthologie, on peut aussi citer « The Needle and the Spoon », qui répond à la mélodie naïve de « The Needle and the Damage Done » de Neil Young. Et puis il y a « The Ballad of Curthis Low » et sa douceur country, et le blues déchirant « I Need You ». Le groupe sait aussi reconnaitre l’admiration qu’il voue à certain de ses contemporains, et entre leurs mains « Call Me The Breeze » de JJ Cale devient un boogie binaire irrésistible.

Quelques années plus tard le groupe est décimé dans un accident d’avion. Pas rancunier, Neil Young leur rendra hommage en reprenant « Sweet Home Alabama » en concert. Lynyrd Skynyrd laisse derrière lui une poignée de chefs d’œuvre, dont ce Second Helping qui restera un des plus grands albums américains.

Lennon62

About Benjamin Bailleux

Avant d’entamer une collaboration que j’espère riche, il est essentiel que je me présente à vous, humbles lecteurs. Comme mon pseudo semble l’indiquer, je suis ici dans le but de partager ma passion pour le rock dans toute sa diversité. Pour remplir cet objectif, j’ai bâti un site que je gère depuis quelques mois déjà. Mais comment a-t-il chopé le virus me direz vous ? (À moins que vous vous en foutiez mais faites au moins semblant pour contribuer au bon déroulement de cette présentation !) Et bien, quand on évoque mes premiers émois musicaux, je me remémore immédiatement les nuits de voyages où « the rising » tournait en boucle sur l’auto radio. Après de longues heures passées à écouter AC/DC , Status quo, Les Who etc …, j’ai complèté ma culture rock en cherchant mes groupes fétiches dans d’autres genres (prog, folk rock , punk …). Ces découvertes, je les ai faites grâce aux heures passées a lire et relire les chroniques de certains albums et autres documents. C’est à partir de ce matériel que j’ai pu forger ma vision de la musique rock. Cette vision, je vous propose de la découvrir à travers mes articles.

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