augustineperriquet/ octobre 5, 2017/ 2 comments

Le Voleur d’âmes | Comme ce titre me titillait – « Le voleur d’âmes » – je défis bien volontiers les cordons de ma petite bourse pour m’en acheter un exemplaire.

Le soir même, allongée dans le capiteux sofa de ma véranda, je fus bien vite envoûtée.

Avec un style direct et concis, en jongleuse habile, Miss Benson nous promène entre le temps d’avant (le mien) et ce nouveau siècle que nous partageons.

A quelque 600 ans d’écart, deux histoires se télescopent.

La première nous guide dans la Cité des Anges en 2002.  Une mère de famille contacte la police pour annoncer la disparition de son enfant.  Lany Dunbar prend l’appel et mène l’enquête.  C’est bien mené, avec ce qu’il faut d’intrigue et de sueur.  Le mal tisse sa toile et joue avec nos nerfs.  Le malaise s’installe.

Le deuxième récit nous plonge dans la première moitié du 15ème siècle, près de Nantes. Atmosphère, bâtisses, décor, tout est bien rendu, à commencer par le couvent dirigé par l’attachante Guillemette, mère supérieure. C’est elle qui va mener l’enquête avec obstination.

On pourrait croire que le soupçon de la première heure se mue en faisceau de concordances avant d’éclater en vérité au fil des pages, mais que nenni.  La trame est à l’image d’un savoureux Columbo.  Il ne fait aucun doute que le sombre Gilles de Rais est le sinistre auteur des « AAA » : abondantes et abominables atrocités.

Le sel du récit nous vient donc du vent marin (un peu), du caractère des personnages (beaucoup) et de la mordante volonté de Guillemette (à la folie).

En conclusion je vous le dis : les quelques deniers que vous dépenserez pour cet ouvrage seront intégralement remboursés par la sécurité lectorale.

PS : J’entends la bouilloire qui siffle.  C’est l’heure de mon thé.  Je vous quitte.  Faut encore que je ramasse les potirons avant la tombée du jour.  A tout vite pour d’autres lectures.

REF10/17/007

 

Augustineperriquet

About augustineperriquet

Puisqu’il m’est si poliment demandé de me présenter, voici : je m’appelle Augustine Perriquet. Je suis née quelque part entre la disparition du dernier Wisigoth et l’invention du fil de fer barbelé. Suite au fameux bug de l’année 1375, je suis immortelle. Mon compteur s’est arrêté à 72 ans pour l‘éternité. J’habite un château perdu dans la Creuse, le Château de Touquistonche. Ma passion pour les plantes vertes m’a valu le surnom de Dame Binette. A mes heures perdues, j’aime me vautrer dans le canapé de la véranda pour dévorer un bon bouquin. Dernièrement, j’ai … « Non, pas ta vie Augustine, juste quelques mots pour te présenter, merci » !

2 Comments

  1. Merci beaucoup pour ce retour; du coup, je le note dans ma Pal car tu me donnes vraiment envie de le lire

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