Le Voleur d’âmes – Ann Benson

Le Voleur d’âmes | Comme ce titre me titillait – « Le voleur d’âmes » – je défis bien volontiers les cordons de ma petite bourse pour m’en acheter un exemplaire.

Le soir même, allongée dans le capiteux sofa de ma véranda, je fus bien vite envoûtée.

Avec un style direct et concis, en jongleuse habile, Miss Benson nous promène entre le temps d’avant (le mien) et ce nouveau siècle que nous partageons.

A quelque 600 ans d’écart, deux histoires se télescopent.

La première nous guide dans la Cité des Anges en 2002.  Une mère de famille contacte la police pour annoncer la disparition de son enfant.  Lany Dunbar prend l’appel et mène l’enquête.  C’est bien mené, avec ce qu’il faut d’intrigue et de sueur.  Le mal tisse sa toile et joue avec nos nerfs.  Le malaise s’installe.

Le deuxième récit nous plonge dans la première moitié du 15ème siècle, près de Nantes. Atmosphère, bâtisses, décor, tout est bien rendu, à commencer par le couvent dirigé par l’attachante Guillemette, mère supérieure. C’est elle qui va mener l’enquête avec obstination.

On pourrait croire que le soupçon de la première heure se mue en faisceau de concordances avant d’éclater en vérité au fil des pages, mais que nenni.  La trame est à l’image d’un savoureux Columbo.  Il ne fait aucun doute que le sombre Gilles de Rais est le sinistre auteur des « AAA » : abondantes et abominables atrocités.

Le sel du récit nous vient donc du vent marin (un peu), du caractère des personnages (beaucoup) et de la mordante volonté de Guillemette (à la folie).

En conclusion je vous le dis : les quelques deniers que vous dépenserez pour cet ouvrage seront intégralement remboursés par la sécurité lectorale.

PS : J’entends la bouilloire qui siffle.  C’est l’heure de mon thé.  Je vous quitte.  Faut encore que je ramasse les potirons avant la tombée du jour.  A tout vite pour d’autres lectures.

REF10/17/007

 

2 commentaires sur “Le Voleur d’âmes – Ann Benson

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :