pepparshoes/ juin 19, 2018/ 8 comments

Alors que Le cercle littéraire de Guernesey est sorti cette semaine au cinéma, j’ai envie de vous parler du livre dont il est adapté. Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est un roman épistolaire génial. Une révélation pour moi. Un coup de cœur ! 

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates en quelques mots

1946, alors que les Britanniques soignent les blessures de guerre, Juliet Ashton, écrivain en manque d’inspiration, entreprend une correspondance avec les membres attachants d’un cercle de Guernesey. De confidences en confidences, la page d’un nouveau roman vient de s’ouvrir pour la jeune femme, peut-être aussi celle d’une nouvelle vie…

Une révélation

Ce roman est pour moi une vraie révélation. Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu de romans épistolaires, pourtant j’aime beaucoup cela. Je trouve cela incroyablement talentueux de réussir à nous raconter toute une histoire à partir de lettres. Le pari est réussi, j’ai été entièrement plongée dans cette histoire grâce à Juliet et tous ses correspondants. Les personnages communiquent avec leurs propres mots, et tous ont une vie entière à livrer dans leurs lettres.

Résultat de recherche d'images pour "The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society"

J’ai adoré Juliet, à qui je me suis vraiment attachée. Elle est si douce, gentille, compréhensive et humaine. J’ai été en accord avec tous ses choix et me réjouissais pour elle à chaque page quasiment. On découvre les autres protagonistes en même temps qu’elle, d’abord par des lettres qu’eux lui envoient sans qu’elle ne les ai rencontré, puis, dans la deuxième partie, quand elle parle d’eux dans ses lettres à ses amis. Et je les ai tous aimés. J’avais envie d’intégrer Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates !

Une trame passionante

J’ai beaucoup aimé la trame de fond. Juliet cherche un nouveau thème pour un roman, et ne sait pas quel sujet traité. L’histoire se situe en 1946, juste après la guerre, et les gens tentent d’oublier cet événement, sans pouvoir y parvenir. Par hasard, Juliet recoit une lettre de Dawsey, un éleveur de porcs de l’île Franco-normande Guernesey. Il a trouvé un roman qui a appartenu à Juliet, a adoré l’auteur, Charles Lamb, et lui demande de lui donner le nom d’un libraire londonien qui pourrait lui envoyer d’autres ouvrages de cet auteur. C’est ainsi qu’il parle du Cercle littéraire, que d’autres membres contactent Juliet, et s’ouvre à elle sur les conditions de la guerre.

Résultat de recherche d'images pour "The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society"

Je dois dire que j’ai appris énormément de choses ! Que les allemands s’étaient installés sur ces îles ou encore que les prisonniers de Ravensbrück devaient travailler chez Siemens… J’étais choquée par cette dernière nouvelle d’ailleurs ! Je suis allée vérifier, et c’est bien vrai ! Je ne savais pas du tout quelles sociétés étaient Nazies, mais j’ai appris que cela inclue IBM, Allianz, Siemens, Hugo Boss… La société pharmaceutique mère (IG Farben) de Bayer est même celle qui fournissait les nazis en gaz Zyklon B ! Et si aujourd’hui on boit du Fanta, c’est parce qu’il n’y avait plus de sirop de coca à l’époque en Allemagne, il fallait donc un soda pour les SS… Bref, je suis choquée ! Mais d’autant plus instruite.

Une thématique difficile abordée avec bienveillance

Dans la deuxième partie du roman, une fois le thème de l’invasion traité, on nous parle beaucoup des traumatismes vécus par les gens, surtout ceux qui ont survécu à l’holocauste, à travers le personnage d’Elizabeth et de Remy. Comme la simple vue d’un chien peut anéantir des mois de thérapie, mais surtout, comment personne ne voulait entendre parler de leurs douleurs et de leur vécu. Comment les gens tentaient des les forcer à se taire, afin “de ne pas rouvrir de blessures” mais surtout pour ne pas avoir à entendre toutes ces horreurs.

Résultat de recherche d'images pour "The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society"

Mais Juliet est différente, Juliet à besoin de savoir. Et pourtant, malgré tous ces thèmes sombres, ce roman est plein de vie et de joie, et de bonne humeur. Je riais souvent, je souriais tout le temps. Il m’a fait tellement de bien ! Les personnages sont drôles et adorables, tous autant qu’ils sont. J’ai aimé découvrir une femme forte et indépendante. Une femme qui ne se laisse pas dicter sa conduite, qui prend le temps de réfléchir. Mais on découvre aussi encore d’autres femmes, restées bloquées dans l’époque d’avant-guerre, dévouées aux hommes et à Dieu.

Ce roman nous propose, au fond, une vraie analyse des problématiques de l’époque d’après-guerre. La forme épistolaire nous permet de découvrir tous les personnages, tels qu’ils sont. Sans passer par le point de vue du personnage principal, et de tous les apprécier tels qu’ils sont. Un vrai coup de cœur, que j’ai dévoré en un rien de temps !

Résultat de recherche d'images pour "The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society"

P.S. Le film n’est de loin pas aussi bon que le roman !

Vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog Sorbet-Kiwi, notamment des romans historiques, comme par exemple La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, un roman indispensable qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, j’en suis convaincue.

Un autre article du même auteur sur lesyeux-fertiles : Castelletto, T.1 : Chiara d’Emma Mars

Pepparshoes

About pepparshoes

Pepparshoes, lectrice compulsive qui se noie dans sa pile à lire Je viens me joindre à l'équipe des Yeux Fertiles avec grand plaisir ! Ma passion ? Les livres, même si je m'intéresse à plein de choses, comme les séries, les films ou encore la musique. Mais avec une PAL (pile à lire) de 580 romans papiers (les numériques sont punis, on ne les voit que lorsqu'on appuie sur un bouton, alors ça compte pas... dit-elle pour se rassurer), j'ai de quoi m'occuper toute une vie, et la suivante lorsque je me réincarnerais en chat ! Les chats, c'est la vie, mon petit Sammy profite d'une grande partie de mon amour, qu'il doit se partager avec mon chéri. Mon genre de romans préférés ? La littérature contemporaine, très honnêtement, c'est ce que je lis le plus. Mais je ne suis pas une lectrice de la haute bourgeoisie littéraire, j'adore les romances, notamment la New Romance, j'aime beaucoup les thrillers, et même que de temps en temps je vais voir ce qu'il se passe du côté de la science-fiction ou de la littérature de jeunesse. Ma maison d'édition préférée reste les éditions Charleston, et mon amour pour Lucinda Riley n'a pas de limite, autre que celles que m'impose ma banquière. Je vous dis à très bientôt, et j'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que moi à vous conseiller des bons bouquins à lire sous un plaid, au chaud avec un bon café - thé - cacao - bière au beurre (barrez la mention inutile). Ah oui, sinon, j'ai un blog personnel aussi, qui se nomme Sorbet-Kiwi ! J'y parle de tout ce que j'aime, principalement de littérature, mais aussi de tout le reste, et j'abuse aussi parfois des gifs par là, venez me rendre visite si l'envie vous prend. Pour Sorbet-Kiwi, c'est par là : https://sorbetkiwi.wordpress.com/

8 Comments

  1. Legereimaginareperegrinareblog

    Tout à fait d’accord!! Ce roman a été une révélation aussi pour moi. Je l’ai dévoré et adoré 🙂

    1. Pepparshoes

      Ouiii il est génial ! Tu as pu voir le film ?

      1. Legereimaginareperegrinareblog

        Non, en général je ne vais pas voir les films adaptés de romans, surtout quand le roman m’a plu (exception faite pour le Seigneur des Anneaux). Il est bien?

        1. Pepparshoes

          Bof, justement. Il a eu de bonnes critiques de mes amies blogueuses mais pour ma part je suis assez décue 🙁

          1. Legereimaginareperegrinareblog

            Je m’en doutais, difficile de restituer la magie d’un roman avec un film

            1. Pepparshoes

              En plus un Roman epistolaire. Ils se sont que concentrés sur la romance en fait. et du coup la place d’Elizabeth est carrément reléguée au second plan. Trop dommage.

              1. Legereimaginareperegrinareblog

                C’est clair que mettre en image un roman épistolaire c’est pas évident. Du coup, c’est sûr que je n’irais pas voir le film 🙂

                1. Pepparshoes

                  Je comprends et comme dit, je ne le conseille pas vraiment ^^

Laisser un commentaire