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À l’occasion de la sortie cet été du dernier opus de l’incroyable saga La planète des singes, j’avais lancé une série de chroniques. Cette série de chroniques étant arrivée à la fin, ce sera donc au tour de ce dernier opus d’être mis en lumière. La planète des singes, suprématie, réalisé par Matt Reeves clôt de manière magistrale un blockbuster intelligent, efficace et réussi.

Ce troisième volet, enfin arrivé sur les grands écrans cet été, a prouvé une nouvelle fois qu’il est bien plus qu’un simple blockbuster, d’action incessante et spectaculaire. Ici, Matt Reeves nous offre un film plus intimiste qui vient faire de l’ombre aux blockbusters spectaculaires et classiques hollywoodiens. Les thématiques déjà abordées dans les précédents opus se poursuivent intelligemment à travers l’épopée de César.

Si les précédents films disposaient déjà d’enjeux puissants dans le fond, Matt Reeves apporte un ton plus dramatique au film. Ce qui ressort du film est son ton plus noir, plus sombre notamment au travers de ses personnages. Tout en gardant l’arc développé dans les derniers opus (conflit entre les hommes et les singes, l’épopée de César…), Matt Reeves propose de suivre des personnages plus tourmentés, plus torturés par un conflit qui touche autant les hommes que les singes. Mais c’est vraiment avec César que l’on se rend compte des défis, les questionnements, les doutes qui jalonnent son voyage, sa pensée et qui reflètent par la même occasion ceux des humains qui tentent également de survivre. Et c’est en cela que le film est intéressant et efficace, on suit à travers les yeux de César, un récit plus puissant et profond. Autant, il peut dérouter certains spectateurs venus chercher de l’action et du grand spectacle autant l’émerveillement pour les autres grâce à une réalisation maitrisée, efficace et sombre. Se greffe également des moments plus légers qui feront sourire et  retomber un peu les évènements violents et émouvants, qui sont très bien venus. Cela grâce notamment à l’arrivée d’un singe drôle et émouvant.

Si le film fonctionne aussi bien, c’est effectivement grâce aux effets spéciaux incroyablement maitrisés et presque réels. Toutes les expressions insufflées pour donner la vie aux singes sont d’une qualité magistrale, d’une prouesse, je pense, inégalable. Déjà, que ces effets spéciaux étaient magistralement réussis. Dans cet opus, c’est le summum de ce que l’on peut trouver. Les singes apparaissent encore bien plus réel et cela en est presque flippant. Mais ce ne serait pas aussi réussi sans le travail incroyable des acteurs qui ont une nouvelle fois prouver leur talent. Le talent d’Andy Serkis pour ce genre de rôle en est le maître et ce n’est plus à prouver. Mention à Amiah Miller qui est excellente et qui nous montre son début de talent en tant qu’actrice. Woody Harrelson est une nouvelle fois excellent et prête ses traits à un personnage profond, torturé et plein de charisme. La BO du film n’est certes pas mémorable mais elle reste efficace pour des scènes clés.

En bref, La planète des singes, suprématie clôt une saga emblématique du cinéma qui encore aujourd’hui nous émerveillé et nous offre une saga intelligente, sombre, profonde dans ses enjeux et bouleversante. A voir et/ou à revoir ! 

2 Comments

  1. Cette trilogie est tout simplement une pépite ! J’ai toujours aimé cet univers et là, ils ont réussi à en garder toute l’authenticité et la puissance, à travers des films bouleversants…

    1. Cineemotionart

      Complètement d’accord. Une vraie petite qu’il faut chérir et faire apprécier autour de nous parce que des blockbusters de ce genre on en a pas tous les ans. 🙂

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