augustineperriquet/ novembre 12, 2017/ 0 comments

La Fille dans le Brouillard | Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ? Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant Vogel, star de la police, est envoyé sur place. Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui …

Après avoir placé trois grosses bûches sur le feu et ajusté mon plaid sur les genoux, je salivais intensivement à l’idée d’engloutir les 345 pages de ce récit.  Un thriller dans la froidure des montagnes.  Donc un fait divers doublé d’un fait d’hiver.  C’était la promesse d’une double dose.  L’heureuse perspective d’un frisson frissonnant.

J’étais d’autant plus emballée que l’auteur m’avait déjà fourni son lot de palpitations par le passé avec « Le Chuchoteur » (un must), « L’échorchée » et « Le Tribunal des âmes ».  Trois livres passionnément dévorés.

Alors, alors … comment dire ?  Cette « Fille dans le Brouillard » est dans un registre différent.  Je n’y ai pas retrouvé ce que j’aimais particulièrement chez l’auteur, à savoir son cruel talent pour nous emmener là où ça fait peur, très loin de nos repères, au plus près de la noirceur des âmes.

À cause des spots et des caméras qui mettent sans cesse le flic-star dans la lumière, le côté sombre que j’attendais n’est jamais venu.  Au fil des pages, les dérives de la presse prennent le pas sur le drame.  D’une certaine façon, on se retrouve plus souvent « devant la télé » qui balance des images en boucle, dans une triste indifférence, que dans l’intimité poignante d’un livre.

Humainement et empathiquement, j’aurais dû me faire un sang d’encre pour la pauvre Anna Lou.  Hélas non, je l’avoue. Je suis un peu passé à côté de son malheur. Ma honte est d’autant plus inavouable que je me souviens parfaitement de la couleur des cravates choisies par Vogel pour parader devant les forêts de micros.

In fine, c’est très simple.  Si vous n’avez jamais lu un livre de Carrisi, allez-y sans crainte, offrez-vous La fille dans le brouillard.  Les mots sont plaisants.  C’est toujours vif et bien cousu.  Mais si vous avez, comme moi, la référence du “Chuchoteur”, gardez vos 10 euros pour une autre occasion.

C’était Augustine Perriquet depuis la Creuse.  J’attaque Pandemia de Franck Thilliez dont je vous dirai bientôt des nouvelles. Chastes bises sur vos joues amies.

Retrouve une autre critique D’Augustine sur lesyeux-fertiles : L’Empire du Graal – livre.

REF11/17/026

 

Augustineperriquet

About augustineperriquet

Puisqu’il m’est si poliment demandé de me présenter, voici : je m’appelle Augustine Perriquet. Je suis née quelque part entre la disparition du dernier Wisigoth et l’invention du fil de fer barbelé. Suite au fameux bug de l’année 1375, je suis immortelle. Mon compteur s’est arrêté à 72 ans pour l‘éternité. J’habite un château perdu dans la Creuse, le Château de Touquistonche. Ma passion pour les plantes vertes m’a valu le surnom de Dame Binette. A mes heures perdues, j’aime me vautrer dans le canapé de la véranda pour dévorer un bon bouquin. Dernièrement, j’ai … « Non, pas ta vie Augustine, juste quelques mots pour te présenter, merci » !

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