pepparshoes/ avril 10, 2018/ 0 comments

Il y a quelques temps, j’ai pu découvrir la plume de Lesley Pearse grâce à Hope. J’ai déjà plusieurs de ses romans dans ma PAL VO, mais j’ai préféré commencé en français. Et j’ai adoré ! Roman lu en partenariat avec les éditions Charleston.

Qui est Hope, ou le secret des Harvey ?

Dans le plus grand secret, Hope, fille adultérine de lady Harvey, est retirée à sa naissance d’un monde de privilèges pour être confiée à une famille de villageois employée au château. Ignorant tout de ses origines, la petite fille grandit entourée d’amour et mène une vie simple, mais heureuse. Pourtant, quand à quatorze ans Hope entre au service de la famille Harvey, elle va être brutalement confrontée au monde des adultes, en la personne d’Albert, un odieux jardinier. Forcée de fuir le domaine, Hope échoue dans les taudis de Bristol, où elle survit grâce à de menus larcins. C’est là, lors de la terrible épidémie de choléra, qu’elle découvrira sa vocation d’infirmière et rencontrera l’amour…

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Les domestiques au coeur de l’intrigue

J’ai commencé la lecture de ce roman en y allant à l’aveugle.Je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre. Me voila plongée dans une intrigue passionnante autour de la condition des domestiques du XIXème siècle ! Je n’aime pas trop les romans qui abordent les sujets de la noblesse, qui sont souvent des romances historiques, et je m’ennuie terriblement lorsqu’on me parle des amourettes des femmes nobles, des tromperies des grands lords, et où l’on ne voit les domestiques qu’aux séances de coiffure et lors du bain ou au dîner.

Cela a donc été un vrai plaisir de me retrouver dans un château du Somerset, avec Nell, une jeune fille qui vient d’être embauchée par la comtesse du village pour devenir sa servante. C’est ainsi que j’ai rencontré Nell et Lady Harvey. Nell est une jeune femme très intelligente pour son manque d’éducation, et qui a surtout un cœur gros comme l’univers. Elle cherche à rendre tout le monde heureux et trouve des solutions à de nombreux problèmes. C’est ainsi qu’elle est en mesure de sauver la fille de Anne Harvey d’un assassinat en la donnant à sa famille, au village. Impossible de ne pas craquer pour ce personnage si attachant.

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Des personnages travaillés qui font toute l’histoire

Hope est une enfant très heureuse, qui grandit entourée d’amour avec ses nombreux frères et sœurs adoptifs, maigre détail qu’elle ne sait pas, vie qu’elle mène jusqu’au décès de ses parents. C’est une enfant pleine d’esprit, très courageuse et loyale, qui tient énormément du caractère de Nell, et ne pourrait être plus éloignée de sa famille biologique, sauf de Rufus, son jeune frère biologique né après elle. Je me suis beaucoup attachée à cet enfant aussi, qui diffère largement de son milieu.

Bref, je pourrais vous parler des personnages éternellement, du méchant Albert, de Lord et Lady Harvey, de Betsy et Gus, mais il n’y a pas qu’eux. Si les personnages sont centraux au roman, c’est parce qu’ils permettent de mettre en avant un réel clivage social entre les domestiques, les gens du peuples et la bourgeoisie. Et j’ai adoré cela. Il y a de nombreuses dualités, et c’est extrêmement bien travaillé et approfondi.

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Des thématiques compliquées abordées avec justesse

Au delà de tout cela, plusieurs thématiques font surfaces. Par exemple l’homosexualité au XIXème siècle, qui est très mal perçue. Et qui pousse les gens à la folie lorsqu’elle doit être constamment cachée. C’est par ce biais qu’on aborde également l’alcoolisme, la violence domestique, qui est rude car fréquente. Ou la déchéance financière et sociale. Hope va devoir fuir le château des Harvey, qui est devenu sa maison, ainsi que sa famille. Ainsi, elle va se retrouver dans la crasse des villes. Elle va également devoir faire face au jugement et à la pauvreté. Mais aussi à la maladie, notamment le typhus et le choléra. Et puis, il y a aussi une belle histoire d’amour, sur fond de guerre et de mensonge médiatique et politique. Comme quoi, certaines choses n’évoluent pas.

En bref, Lesley Pearse nous livre une histoire générationnelle très complète et travaillée. Elle aborde de nombreux sujets intéressants mais surtout importants, qui semblent intemporels. Mais la vraie force de ce roman, ce sont les personnages plus attachants les uns que les autres. C’est une vraie famille avec laquelle on partage énormément d’amour. Une vraie perle, un vrai coup de cœur.

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Vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog Sorbet-Kiwi, notamment des romans historiques, comme par exemple Fille de bohème, que je recommande pour les questions qu’il pose ainsi que le côté très mystique de la vie des deux jeunes protagonistes.

Un autre article du même auteur sur lesyeux-fertiles : Elements T.1 – The Air he breathes de B. C. Cherry

C’est ici que ça se passe :

 

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About pepparshoes

Pepparshoes, lectrice compulsive qui se noie dans sa pile à lire Je viens me joindre à l'équipe des Yeux Fertiles avec grand plaisir ! Ma passion ? Les livres, même si je m'intéresse à plein de choses, comme les séries, les films ou encore la musique. Mais avec une PAL (pile à lire) de 580 romans papiers (les numériques sont punis, on ne les voit que lorsqu'on appuie sur un bouton, alors ça compte pas... dit-elle pour se rassurer), j'ai de quoi m'occuper toute une vie, et la suivante lorsque je me réincarnerais en chat ! Les chats, c'est la vie, mon petit Sammy profite d'une grande partie de mon amour, qu'il doit se partager avec mon chéri. Mon genre de romans préférés ? La littérature contemporaine, très honnêtement, c'est ce que je lis le plus. Mais je ne suis pas une lectrice de la haute bourgeoisie littéraire, j'adore les romances, notamment la New Romance, j'aime beaucoup les thrillers, et même que de temps en temps je vais voir ce qu'il se passe du côté de la science-fiction ou de la littérature de jeunesse. Ma maison d'édition préférée reste les éditions Charleston, et mon amour pour Lucinda Riley n'a pas de limite, autre que celles que m'impose ma banquière. Je vous dis à très bientôt, et j'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que moi à vous conseiller des bons bouquins à lire sous un plaid, au chaud avec un bon café - thé - cacao - bière au beurre (barrez la mention inutile). Ah oui, sinon, j'ai un blog personnel aussi, qui se nomme Sorbet-Kiwi ! J'y parle de tout ce que j'aime, principalement de littérature, mais aussi de tout le reste, et j'abuse aussi parfois des gifs par là, venez me rendre visite si l'envie vous prend. Pour Sorbet-Kiwi, c'est par là : https://sorbetkiwi.wordpress.com/

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