lachouettealunettes/ février 5, 2018/ 0 comments

Le titre de cet article ne vous donne pas envie de jouer à Hellblade: Senua’s sacrifice ? Vous avez raison. Mais si vous avez suffisamment de courage et d’acharnement alors je vous conseille de foncer sur ce jeu.

Réalisé par le Studio Ninja Theory et sorti en août 2017 sur PS4 et PC, Hellblade : Senua’s Sacrifice et un jeu à la frontière de l’indépendant – car réalisé par une équipe somme toute assez maigre – mais ça vous ne le remarquerez même pas. Car disons le maintenant, ce jeu est une claque à tous niveaux et même les petits défauts que j’aurais à lui trouver n’ont pas de valeur face à toutes les qualités qu’il possède.

Une histoire d’amour dans un enfer brut

L’histoire de ce jeu compte donc l’épopée de Senua, jeune femme nordique qui poussera les portes du royaume des enfers pour ramener à la vie son amant décédé. Cependant vous découvrirez bien assez vite sans que je vous spoil quoi que ce soit de l’histoire, que notre guerrière nordique est atteinte de schizophrénie et que tout au long de l’aventure des petites voix lui parleront. Et c’est sur cette base de scénario assez maigre que se constituera l’histoire de HellBlade : Senua’s sacrifice. Maintenant que vous savez de quoi ça parle, venons-en fissa et en quelque point à ce qu’il y a vraiment d’incroyable dans ce jeu.

Vous en prendrez plein les sens

Commençons donc par ce qu’on constate à la première seconde de jeu :

1- C’est beau !! Et on ne cessera de se le répéter pendant toute la durée du jeu. Les décors nordiques et les environnements, les textures, les lumières et le réalisme des personnages !!!! Hellbalde : Senua’s sacrifice et donc beau et si on aimerait se dire que la qualité graphique ne devrait pas être un gage de qualité et d’immersion, là c’est tout à fait le cas. Mais avoir des graphismes incroyables ne suffit pas, le jeu nous donne à voir de véritables peintures ! Qui aurait pu imaginer que l’enfer soit si beau ? Si parfois le jeu vous présentera des scènes incroyablement macabres, vous serez certainement étonné de pouvoir malgré tout, trouver ça beau. Effrayant mais sublime, (j’aurais aimé pouvoir parler de ce jeu pour un exposé d’art en terminale).

2- Le travail audio est incroyable et sublimé par le doublage de Senua par Melina Juergens qui, à l’occasion des Games Awards, gagnera à juste titre le prix de la meilleure interprétation. Je profite alors de cet article pour apprendre aux non-initiés ou simplement rappeler aux connaisseurs que désormais le jeux vidéo dispose de technologies incroyables pour rendre visuellement et simultanément les expressions du corps et surtout du visage. On parle ici de motion capture : c’est-à-dire que ce n’est plus une personne derrière un ordinateur qui crée tous les mouvements, mais un acteur réel dans un environnement spécial avec une combinaison spéciale qui se déplace réellement pour faire bouger le personnage. Alors quand on sait que Melina Juergens n’était pas actrice de base, on ne peut que s’incliner devant la performance. Aussi pour une expérience encore plus immersive, il est grandement conseillé de jouer avec un casque audio 3D, car les sons environnementaux et les musiques ne sont pas en reste non plus, et ils méritent encore une fois un chapeau bas. Maintenant qu’on a parlé de l’immersion, parlons de l’expérience manette en main.

Vous réussirez à le terminer, mais …

…Mais je ne vous spoil rien là non plus en vous disant que ça sera un challenge d’une certaine hauteur. Ici donc, l’explication tant attendue par vous lecteur de “pourquoi ce jeu pourrait bien vous laisser quelques séquelles psychologiques ? “. Entrez dans les enfers à un prix de 30 € sur Steam tout d’abord, mais aussi une marque noire sur le bras droit de Senua. Cette marque noire a fait couler beaucoup d’encre sur internet à la sortie du jeu. Celle-ci signifie que si vous mourrez trop souvent, votre sauvegarde sera supprimée et qu’aussi loin que vous arriverez dans le jeu, il se peut que vous deviez recommencer depuis le début. Alors si vous pensez que le jeu aura la clémence de ne pas être trop dur vous comprendrez suffisamment vite que l’enfer ce n’est pas une réunion de tricots chez mamie De plus s’il vous venait l’idée de regarder sur internet au bout de combien de morts il est légitime de craindre pour sa sauvegarde : vous en viendriez à perdre tout l’intérêt de ce système. Car cette marque noire qui montera le long du bras de Senua au fur et à mesure de ses morts est justement là pour vous faire stresser à chaque instant, à chaque combat. Et s’il en faut quand même beaucoup pour tuer Senua en combat, cela ne vous empêchera pas d’avoir quelques sueurs froides. Sur ce, vous êtes désormais prévenus et je vous laisse le soin de découvrir les combats.

À tout cela, vient s’ajouter au jeu des phases d’explorations, dans lesquelles vous devrez trouver des Runes pour qu’un narrateur vous raconte l’histoire de la mythologie nordique. Il y aura aussi des phases d’énigmes qui auront pour base principale la capacité de Senua à se concentrer, ceci vous permettant de souffler entre les combats et de profiter de l’univers.

Ce qu’il faut retenir

Hellblade : Senua’s sacrifice est un jeu dur mais complet. On en ressort réellement exténué mais marqué par l’aventure qu’on a vécu. Si l’on peut faire de petits reproches au jeu, ça serait certainement ses combats, bien qu’haletants, ils peuvent en effet s’éterniser un peu : défaut pour certains, qualité pour ma part. Toujours est-il que c’est un jeu qui mérite sa place au panthéon des jeux d’exceptions et peut-être serais-je masochiste de dire que je le referai certainement pour profiter une nouvelle fois de ce voyage incroyable dans les enfers nordiques.

Lachouettealunette

About lachouettealunettes

Je suis une chouette à Lunettes. Enfin je ne porte pas tout le temps des lunettes, mais je ne vois pas très bien de loin. Cependant sans lunettes je trouve que certaines choses qui sont floues de loin sont plus belles, comme : les lumières de la ville la nuit ou la forme des gens sans visage. C’est paradoxal une chouette avec des lunettes non ? Parce qu’une chouette, ça voit bien, mais si elle porte des lunettes, alors elle ne voit plus si bien que ça. J’ai une curiosité sans limite et j’ai tout le temps besoin de me mettre quelque chose de nouveau sous la dent. Souvent, je suis dans une situation et je pense à un truc qui n’a rien à voir ou alors j’ai besoin de compter ou calculer un truc inutile. Par exemple, pendant que je regardais un film, j’ai eu besoin de savoir combien de kilomètres – approximativement- feraient tous les mots de tous les livres que je possède si on les mettait bout à bout : ~ 19 200 kilomètres, soit à peu près la distance entre chez moi et la nouvelle Zélande. Est-ce que j’ai vraiment lu 19 200 kilomètre de mots ? La réponse est non, je n’ai même pas lu la moitié des livres de mon étagère, mais j’adore les bibliothèques. Je suis plus un grand collectionneur qu’un grand lecteur. Je ne suis pas très organisé… Je suis fasciné par les labyrinthes, c’est sans doute pour ça que j’adore les histoires compliquées où on se perd un peu, voire complètement. Enfin voilà un petit condensé de choses pour savoir qui je suis.

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