Ghost in the shell, avec ou sans ghost ?

Autant vous le dire tout de suite, cette franchise ne m’était certes pas inconnue mais je n’avais jamais lu l’oeuvre originale de Masamune Shirow ni visionner les adaptations successives de ce mastodonte du manga et de l’animation japonaise.

Mais en entendant les dires des fans, le projet d’une adaptation en film par le cinéma hollywoodien avaient tout pour déplaire et complètement sombrer. Mais avec un regard vierge de toutes références du manga et/ou de l’anime, je me suis laissé entraîner par cet univers SF atypique.

Si on prend le film comme il est, Ghost in the shell est intéressant, de bonne facture où règne une ambiance particulière et intense. Si on souhaite ne pas voir au-delà, tout va bien. Le film est dans les règles.

Tout en cherchant des informations sur l’œuvre originale, au fur et à mesure, je m’apercevais la richesse publiée par Masamune Shirow. Je pense m’y pencher dans cet univers avec l’œuvre originale mais surtout avec les films d’animation japonais. Cette œuvre est aussi cinglante, prenante, intelligente que réflexive avec les thèmes qu’il aborde. Toutefois, cela n’a aucunement altéré mon regard sur le visionnage.

Alors que penser de cette nouvelle adaptation signée Rupert Sanders ? Je ne vais pas vous dire que je n’ai pas aimé, ce serait mentir. Le film est très bien mené et agréable. Le visuel et l’esthétique se montrent ici magnifique et complètement déshumanisés, tout ce que recherchait le réalisateur. Les décors et les effets spéciaux sont très convaincants et nous offrent des plans de toute beauté où l’environnement technologique est omniprésent dans le paysage. On en prend plein les yeux et c’est super !

Les libertés prises par le réalisateur sur la narration ont laissé un goût plutôt amer puisque le film se montre dénué d’âme et ne reflète aucunement les enjeux, les réflexions, les questions profondes sur l’humain. Le scénario se réduit donc à une seule quête identitaire qui peine à convaincre sous fond d’enquête policière. Jamais le réalisateur amène le spectateur à réfléchir sur ce qui fait de nous des humains, sur l’âme, sur les cybers humains, sur l’intelligence artificielle…

Pourtant, les thèmes qui traversent l’œuvre en recèlent mais ici toutes ces questions sont éludées au profit d’une narration où archétypes et ficelles sont abondamment utilisés. Le développement des personnages est également oubliés ne laissant que le côté fonctionnel des personnages. Malheureusement pour eux, aucun des acteurs n’arrive à sortir du lot, ni Scarlett Johansson. La similitude avec Lucy et Under the Skin est omniprésente ce qui a entaché mon ressenti sur son interprétation. Tout ceci par manque de développement dramaturgique et d’épaisseur.

En bref, Ghost in the Shell se laisse apprécier pour sa beauté visuelle et ses effets spéciaux prenant sans toutefois être révolutionnaires. Malgré, une narration qui s’oublie et qui manque véritablement d’enjeux et d’intérêt, le film ne démérite pas complètement.

Je vous invite également à aller sur mon blog et lire mes autres articles, Cineemotionart

REF10/17/013

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