FEZ, le chapeau rouge du jeu indépendant

Fez n’est pas un gros jeu, Fez est un jeu indépendant développé par M. Phil Fish Seul. Et puisque c’est le premier article qui parle d’un jeu indépendant je me dois de commencer par un petit point sur ceux-ci avant de vous parler concrètement de l’intéressé.

Un jeu indépendant Késako ?

Aujourd’hui n’importe qui pourrait développer un jeu, il vous suffit d’être passionné, patient et d’avoir un cerveau qui grouille d’idées. Mais une fois le développement de votre jeu achevé peut être aimeriez-vous pouvoir le vendre et faire des bénéfices grâce à lui ? Sans vous faire l’historique de la chose, figurez-vous que là encore c’est réalisable. Les jeux indépendants sont tout simplement des jeux développés par de petites équipes voire des personnes seules et qui ne disposent pas des moyens financiers de grosses compagnies telles que Ubisoft, Activision ou EA. Ces jeux sont ensuite commercialisés par le biais de plateformes telles que Steam sur PC. Est-ce que ces jeux sont pour autant tous de petits jeux, faute de gros budget ? La réponse est non. Dans une industrie telle que le cinéma, la création d’un film coûte cher. Il faut payer le matériel, les équipes, les effets spéciaux, les décors … Bref tout le monde ne peut pas produire un film catastrophe où la terre est détruite par des aliens. En revanche dans l’industrie du jeu vidéo les coûts budgétaires peuvent être bien moindres et si vous êtes assez fous pour développer un jeu de grosse envergure, ce n’est pas l’argent qui vous en empêchera. Je ne dis pas que ça serait simple, et si vous prévoyez de vous lancer dans la création d’un jeu tel que GTA ça vous prendrais environ 100 vies entières, mais globalement ce n’est pas impossible. Pourtant même si c’est possible aucune petite équipe de personnes ne s’attaque à la création de tel jeu. (pour vous donner une idée il aura fallu 1000 personnes et 5 ans pour développer GTA V ). Les jeux indépendants se font plus modestes (et ça se retrouve aussi sur le prix) et se concentrent plus sur l’expérience de jeu que sur la rentabilité commerciale, notamment – et ça sera le cas de Fez – grâce à des gameplay innovants. En gros et pour faire simple la scène indépendante est un très gros laboratoire pour développeurs passionnés du jeux vidéo. Mais je pense que cette question mériterait à l’avenir d’être plus étoffée, et c’est pourquoi je m’arrêterais là, pour continuer à en parler dans d’autres articles futurs.

Ici donc commence la critique de Fez :

Fez c’est donc l’histoire de Gomez, un petit être en 2D qui habite un petit village vertical en 2D. Un jour en haut de celui-ci l’ancien lui confie un chapeau rouge, c’est ainsi que notre petit Gomez découvre la troisième dimension et obtient la capacité de faire tourner le monde afin de changer de face. Fez est un jeu qui mise énormément sur son gameplay, l’objectif du joueur est avant tout d’explorer les niveaux et de résoudre les énigmes en utilisant les gâchettes de la manette pour faire tourner le monde sur lui-même. La construction du jeu est extrêmement répétitive, mais chaque niveau offre sa difficulté et sa petite spécialité. Le jeu nous offre une grande variété de monde et son style pixelisé et coloré en fait une œuvre agréable. On peut cependant regretter la faiblesse d’un scénario quasi inexistant et l’aspect très labyrinthique de celui-ci (moi qui aime les labyrinthes je vous assure que dans ce cas précis c’est un défaut). Pour conclure je dirais que Fez est et restera tout de même un petit bijou du jeu indépendant, regorgeant de bonnes idées et de très beaux paysages. C’est pour moi un véritable plaisir d’y jouer. Néanmoins je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas faire de sessions de jeu trop longues au risque de vous lasser et de ne pas oser le terminer.

Ps: Merci à Kotontije de m’avoir appris que Fez était à la fois le nom du chapeau rouge que porte Gomez mais aussi un chapeau traditionnel d’origine musulmane.

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REF10/17/021

4 commentaires sur “FEZ, le chapeau rouge du jeu indépendant

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  1. Bon article sur un jeu que j’ai beaucoup apprécié.

    Par contre, la définition de jeu indépendant est, à mon avis, vraiment réductrice. Même si tu précises à la fin que c’est plus compliqué, je trouve qu’il est bon de ne pas stigmatiser les gros éditeurs d’un côté et les petits développeurs de l’autre. Je te conseille d’ailleurs de faire un tour sur Indiemag.fr pour voir l’étendue des jeux indépendants, certains ont un budget énorme, d’autres sont fait par des personnes peu scrupuleuses qui ne font que des énièmes copies de grandes licences. Bref, je suis aussi passionnée de jeux indépendants depuis longtemps et du coup je ne pouvais pas ne pas réagir.

    Et je pense que du coup rajouter le nom du développeur du jeu qui en a vraiment bavé aurait été sympa: M. Phil Fish.

    A bientôt 🙂

    1. Merci pour ton commentaire enrichissant, je laisserais ma critique globalement tel quel mais en effet à la relecture je stigmatise un peu les gros éditeurs (même si ce n’est pas forcément mon intention ). Je vais juste rajouter le nom de Phil Fish car il le mérite. Mais je crois que je reparlerais bien assez tôt de jeu indépendant, j’espère que la prochaine fois ce que je dirais te semblera irréprochable.

      A bientôt,
      Une chouette à Lunette.

      1. Je suis très loin d’être une experte et mon avis est à prendre comme un avis, ne t’inquiète pas. Je suis un peu exigeante avec les jeux indépendants parce que je les aime beaucoup.

        Cela n’enlève pas la qualité de l’article et le fait que j’apprécie beaucoup ce blog 😉

        A bientôt 🙂
        Miki

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