pepparshoes/ juin 26, 2018/ 2 comments

En cas de forte chaleur, c’est un roman exceptionnel. Le genre que vous sortez quand vous voulez mourir de chaud, avec un bon bouquin. Le genre que vous pouvez sortir pour avoir un coup de coeur. Je l’ai découvert dans une bibliothèque d’hôtel à Tenerife, c’était le destin, c’était magique.

À la découverte de secrets de familles, en pleine canicule

Comme chaque matin depuis trente ans, Robert Riordan part acheter son journal. Mais en ce jour caniculaire de juillet 1976, Robert part et ne revient pas.  Dans leur maison londonienne, Gretta, sa femme, s’interroge : quelle mouche a bien pu le piquer ? Doit-elle prévenir les enfants ? À peine réunis, ces derniers tentent de prendre la situation en main : les placards sont retournés, les tiroirs vidés, chaque pièce fouillée en quête d’indices.  Mais, alors que le mystère autour de leur père s’épaissit, les vieilles rancoeurs ressurgissent. L’aîné en a assez : pourquoi est-ce toujours à lui de prendre en charge sa famille ? Quant aux deux soeurs, jadis si proches, quel événement a brisé leur lien, si terrible que la cadette a décidé de mettre un océan entre elles ? Et Gretta, a-t-elle vraiment tout dit ?

Agir en famille en cas de forte chaleur

J’adore les chroniques familiales, c’est un fait. Surtout lorsqu’elles me touchent, lorsqu’elles me parlent et que j’arrive à m’identifier aux personnages. Et c’est le cas ici. J’ai réussi à m’identifier tout particulièrement à deux personnages, Aoife (prononcé “Ifa”) et Monica, les deux soeurs. Et j’ai apercu ma grand-mère en Gretta, la maman, née à la même époque avec les mêmes préoccupations. Plus j’avancais dans l’histoire, plus je me sentais impliquée, plus je me sentais comme la 3e soeur, prête à prendre partie pour les uns, pour les autres, à devenir leur amie, à faire partie de la famille.

Quelqu’un à qui s’identifier

C’est ce qui fait de ce roman un petit bijou. On nous révèle tout petit à petit, comme si on était le confident de chacun, avant qu’il réussisse à s’ouvrir aux membres de la famille. Chacun à un événement de sa vie qui le torture, son petit secret qu’il cache bien sagement des autres, par peur d’être jugé. Cette honte m’a particulièrement parlé, surtout du point de vue d’Aoife. Cette envie d’être à la hauteur, et en même temps se battre bec et ongle contre le jugement de se famille, contre leurs attentes.

La famille, une entitié à part entière

Chaque sentiment est justement décrit. Chaque mouvement que font les personnages semble à sa place, semble décrire encore d’avantage leurs ressentis. La facon dont ils posent une tasse, dont ils poussent une chaise, dont ils ferment une porte. Le quotidien est vraiment fait de tous ces mouvements, coordonnés par nos esprits, et par notre humeur, qu’elle soit heureuse, colérique, triste, pensive… Et nous nous sentons toujours si seul dans nos univers respectifs, alors que souvent les gens autour de nous lisent en nous comme un livre ouvert. J’ai aimé cette facon qu’a l’auteur de mettre cela en avant à travers de simple mots.

Ce roman est un vrai coup de coeur, que je conseille absolument à toutes les personnes qui aiment ce genre d’histoires familiales. Il m’a touché dans mon histoire familiale personnelle par de petites choses, de petits mots pour de petits gestes. Un vrai bijou sur lequel je suis tombée par pur hasard, mais que je vais garder bien précieusement.

Vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog Sorbet-Kiwi, notamment des romans contemporains, comme par exemple Haut les Coeurs, un roman parfait pour les vacances.

Un autre article du même auteur sur lesyeux-fertiles : The Silent Waters de B. C. Cherry

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About pepparshoes

Pepparshoes, lectrice compulsive qui se noie dans sa pile à lire Je viens me joindre à l'équipe des Yeux Fertiles avec grand plaisir ! Ma passion ? Les livres, même si je m'intéresse à plein de choses, comme les séries, les films ou encore la musique. Mais avec une PAL (pile à lire) de 580 romans papiers (les numériques sont punis, on ne les voit que lorsqu'on appuie sur un bouton, alors ça compte pas... dit-elle pour se rassurer), j'ai de quoi m'occuper toute une vie, et la suivante lorsque je me réincarnerais en chat ! Les chats, c'est la vie, mon petit Sammy profite d'une grande partie de mon amour, qu'il doit se partager avec mon chéri. Mon genre de romans préférés ? La littérature contemporaine, très honnêtement, c'est ce que je lis le plus. Mais je ne suis pas une lectrice de la haute bourgeoisie littéraire, j'adore les romances, notamment la New Romance, j'aime beaucoup les thrillers, et même que de temps en temps je vais voir ce qu'il se passe du côté de la science-fiction ou de la littérature de jeunesse. Ma maison d'édition préférée reste les éditions Charleston, et mon amour pour Lucinda Riley n'a pas de limite, autre que celles que m'impose ma banquière. Je vous dis à très bientôt, et j'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que moi à vous conseiller des bons bouquins à lire sous un plaid, au chaud avec un bon café - thé - cacao - bière au beurre (barrez la mention inutile). Ah oui, sinon, j'ai un blog personnel aussi, qui se nomme Sorbet-Kiwi ! J'y parle de tout ce que j'aime, principalement de littérature, mais aussi de tout le reste, et j'abuse aussi parfois des gifs par là, venez me rendre visite si l'envie vous prend. Pour Sorbet-Kiwi, c'est par là : https://sorbetkiwi.wordpress.com/

2 Comments

  1. Il faut que je le lise… Depuis le temps que je l’observe! belle journée!

    1. Pepparshoes

      Il est chouette comme tout ! Merci beaucoup et belle journée a toi 🙂

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