David Bowie : The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from mars

Nous sommes en 1969 et des milliers d’Anglais ont les yeux rivés sur leur poste de télévision pour suivre les premiers pas de l’Homme sur la Lune. Pour illustrer ce moment historique, la BBC choisit de diffuser le premier tube d’un jeune artiste plein d’avenir : le titre est « Space Oddity » de Bowie.

Ayant démarré sa carrière dans des petits groupes de rythm’n’blues, le chanteur représente, avec Marc Bolan, les prémices de la vague glam. Les deux hommes se sont lancés dans une véritable course au succès, que Bowie finit par perdre lorsque son rival sort l’album Electric Warrior. Le disque obtient rapidement un énorme succès et devient l’acte de naissance du glam rock.

Frustré de voir son ami rafler la mise avant lui, Bowie s’enferme en studio afin de travailler sur son projet le plus ambitieux. Issu de ces sessions, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars  sort en 1972, un an après le chef d’œuvre de Bolan. Et le résultat dépasse toutes les espérances : si Bowie est encore célébré aujourd’hui, et, si sa carrière fut suivie avec tant de passion, c’est en grande partie grâce à cet album.

Prenant le masque de Ziggy Stardust , un alien androgyne venu sauver les hommes d’une fin imminente, Bowie produit un glam rock poignant et lyrique. Fasciné par Jacques Brel, il délivre un chant plus travaillé, pendant que son groupe balance un rock mélodique et carré. Le duo que Bowie forme avec le guitariste Mick Ronson est déjà parfait. Ensemble ils construisent une alliance parfaite, faite de chants majestueux et de riffs puissants.

Bowie atteint des sommets de beauté sur les mélodies de « Starman » et « Moonage Daydream ». Pendant ce temps, son guitariste prédit le punk à grands coups de riffs puissants et minimalistes. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que « Suffragette City » fait partie des morceaux préférés d’un certain Johnny Rotten.

Et puis il y a ces arrangements somptueux, qui feraient passer T-Rex pour un groupe de bourrins proches de Grand Funk Railroad et autres Status Quo ! Car The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars représente le sommet du glam. À coté de sa beauté, les plus grands albums de Slade, Mott the Tooples et autres Roxy Music paraissent déjà dépassés.

Bien sûr, tous ces groupes sortiront des chefs d’œuvres, mais aucun ne sera aussi abouti que cet album. La tournée suivant sa sortie sera un véritable triomphe, et la presse anglaise n’hésite pas à comparer l’hystérie de ces concerts à la beatlemania.

Ziggy a révélé Bowie, et marque le début et le sommet de son âge d’or.

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5 commentaires sur “David Bowie : The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from mars

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  1. C’est un plaisir d’apprendre toutes ces petites et grandes choses de la vie musicale entre les lignes. Bravo pour cette chronique, je te file la meilleure … note !

  2. Décidément, j’adore tous tes articles qui sont extrêmement bien documentés, expliquent très bien les origines et mouvements musicaux. Chaque fois, j’en apprends beaucoup sur des artistes et des genres musicaux que j’aime beaucoup. Encore un grand merci pour ton super travail

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