pepparshoes/ juin 6, 2018/ 0 comments

Le premier tome de Castelletto, Chiara, me tentait depuis un moment, paru chez France Loisirs mais aussi aux éditions Charleston. Complètement charmée par l’éloge faite au récit par le libraire, je n’ai pu que succombée. Et il avait entièrement raison de me le conseiller. A mon tour de prolonger la suggestion d’achat.

Dans les ruelles chatoyantes et décadentes de Venise, Chiara rêve à une autre vie. À la mort de sa mère, victime de la peste, elle est recueillie par une communauté de prostituées alors qu’elle n’est qu’une petite fille. Treize ans plus tard, elle vit elle aussi du commerce de ses charmes. Belle, brillante et déterminée, Chiara économise dans l’espoir de se construire un avenir plus radieux. Mais la découverte de l’identité de son père va bouleverser ses plans et lui offrir ce qu’elle n’aurait jamais imaginé : le pouvoir. Plus sulfureuse que jamais, la Cité des doges devient le décor rêvé de sa quête d’amour et de liberté.

Le Rialto, vivant dans l’esprit du lecteur

J’ai été happée très rapidement par ce premier tome de Castelletto et cette histoire. Mon cœur a fondu pour Chiara. Cela présageait déjà une affection pour cette personnage principale dés les premières pages. Je m’attendais à rentrer rapidement dans le vif de l’intrigue avec son père, qui est annoncée. Et pourtant, ce que dit le résumé arrive très tardivement dans le roman. Heureusement que je ne l’avais pas lu avant d’écrire ma chronique d’ailleurs, l’identité de son père étant assez prévisible.

Mais Emma Mars prend son temps pour mettre en place le cadre, et c’est très bien ainsi. En plus de Chiara, cela m’a laissé le temps de m’attacher aux autres prostituées du Rialto. Et donc du Castelletto. Je m’imaginais vraiment le Venise du XIVème siècle, avec les habits d’époques, l’odeur, la saleté… Je n’ai jamais été dans cette ville, mais j’en ai encore plus envie à présent, tant elle a un aspect fictif dans mon esprit.

San Matteo, un quartier disparu à découvrir

Cette histoire prend racine dans le quartier où la prostitution est reine à Venise. Et elle démontre bien à quel point les hommes de pouvoir à l’époque semblaient être malhonnêtes. Et surtout prêts à se faire de l’argent sur le dos des autres. A travers le destin de Chiara, la plus belle prostituée du quartier de San Matteo, on découvre combien les services de ces femmes étaient convoités. Désirés en secret, mais dégoûtants en apparences. Cette hypocrisie ambiante, dont souffre la jeune femme, est vraiment bien décrite. Justement parce que le roman ne propose pas qu’un seul point de vue, bien que celui de Chiara soit prédominant.

J’ai aimé redécouvrir un roman à la narration libre, qui ne repose pas que sur un ou deux personnages. Le lecteur découvre au fur et à mesure les combines des protagonistes, et parfois avant les personnages principaux qui sont Chiara et Nicola. En observant la matrone Lucia, ou le Doge, on connait les intrigues avant eux. J’avoue que cela m’avait un peu manqué, sans que je m’en rende compte.

La Prostitution via la création du Castelletto au centre de l’intrigue

L’auteur, car oui, c’est un homme, n’hésite pas à nous livrer les aspects sombres liés au métier. Une part est romance, oui, mais l’autre est la réalité d’une prostituée d’un quartier malfamé. Etant donné que Chiara compte s’enfuir, elle s’expose aux risques que cela implique. Et ils sont douloureux, pour elle, comme pour ses amis. Mars n’entoure pas de délicatesses l’environnement sordide dans lequel vit la jeune femme, et j’ai trouvé cela nécessaire et très bien mené. Je trouve que rien que ce premier roman ferait déjà une série TV géniale. Alors je n’imagine pas ce que nous proposera la suite.

 

Ce premier tome de Castelletto est passionnant et vif. Il nous embarque à Venise, nous transporte au XIVème siècle, et même après avoir tourné la dernière page, ne nous lâche plus. J’étais tellement accro que je me suis tout de suite lancée dans la suite. Actuellement, la Suite est disponibla chez France Loisirs. Sa publication est prévue en septembre aux éditions Charleston. Je vous en reparle très à ce moment là !

Vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog Sorbet-Kiwi, notamment des romans historiques, comme par exemple Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux, une lecture forte et perturbante !

Un autre article du même auteur sur lesyeux-fertiles : Le parlement des cigognes de Valère Staraselski.

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About pepparshoes

Pepparshoes, lectrice compulsive qui se noie dans sa pile à lire Je viens me joindre à l'équipe des Yeux Fertiles avec grand plaisir ! Ma passion ? Les livres, même si je m'intéresse à plein de choses, comme les séries, les films ou encore la musique. Mais avec une PAL (pile à lire) de 580 romans papiers (les numériques sont punis, on ne les voit que lorsqu'on appuie sur un bouton, alors ça compte pas... dit-elle pour se rassurer), j'ai de quoi m'occuper toute une vie, et la suivante lorsque je me réincarnerais en chat ! Les chats, c'est la vie, mon petit Sammy profite d'une grande partie de mon amour, qu'il doit se partager avec mon chéri. Mon genre de romans préférés ? La littérature contemporaine, très honnêtement, c'est ce que je lis le plus. Mais je ne suis pas une lectrice de la haute bourgeoisie littéraire, j'adore les romances, notamment la New Romance, j'aime beaucoup les thrillers, et même que de temps en temps je vais voir ce qu'il se passe du côté de la science-fiction ou de la littérature de jeunesse. Ma maison d'édition préférée reste les éditions Charleston, et mon amour pour Lucinda Riley n'a pas de limite, autre que celles que m'impose ma banquière. Je vous dis à très bientôt, et j'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que moi à vous conseiller des bons bouquins à lire sous un plaid, au chaud avec un bon café - thé - cacao - bière au beurre (barrez la mention inutile). Ah oui, sinon, j'ai un blog personnel aussi, qui se nomme Sorbet-Kiwi ! J'y parle de tout ce que j'aime, principalement de littérature, mais aussi de tout le reste, et j'abuse aussi parfois des gifs par là, venez me rendre visite si l'envie vous prend. Pour Sorbet-Kiwi, c'est par là : https://sorbetkiwi.wordpress.com/

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