Benjamin Bailleux/ janvier 8, 2018/ 0 comments

Malgré les critiques honorables de ses deux premiers albums, Cheap Trick n’a toujours pas conquis le public occidental en 1977.
Ces fans des Beatles ont pourtant reçu un accueil digne des plus grandes heures de la beatlemania lors de leurs premiers voyages au Japon.

Il est vrai que, si leurs premiers essais n’ont pas fait d’étincelles aux Etat-Unis, ils sont certifiés disque d’or au pays du soleil levant.
Sans doute conscient de cet engouement impressionnant, Cheap Trick choisit naturellement le nippon budokan comme lieu d’enregistrement de son premier live.

Les fans de hard rock savent déjà que le Japon est aussi un haut lieu du hard rock depuis la sortie du monstrueux live in Japan.
Ajouté à cela une époque particulièrement riche en live de légende ( live bootleg , tokyo tapes , live 1973… N’en jetez plus ça déborde !) , et vous comprendrez que tout semblait présager la sortie d’un nouveau live de légende.

Et c’est bien ce qu’est ce « at budokan » qui, en plus, balaie des les premières secondes les réticences de ceux qui virent en cheap trick un simple groupe de pop.

Sous les acclamations d’un public japonais chauffé à blanc, cheap trick révèle sa vraie nature.
On a même droit, sur need your love, à une longue jam ou les solos furieux sont tout simplement jubilatoires.
Il est vrai que dans les années 70, ce genre de longues escapades instrumentales étaient monnaie courante.
Mais elle est jouée ici avec une telle ferveur qu’il est impossible d’accuser le groupe de branlette de manches.
D’autre part, elle lui permet d’affirmer une bonne fois pour toute sa véritable nature, plus proche de la suramplification hard rock que des ritournelles pop.

Sur tout le reste de l’album, le guitariste reprendra le jeu plus rythmique qui fit le succès des premiers albums.
Mais n’allez pas croire que cela diminue l’énergie de sa prestation.
Car Nielsen, malgré sont look de paumé, n’a pas son pareil lorsqu’il s’agit d’enchaîner les riffs survitaminés parsemés de quelques solos minimalistes du plus bel effet.

On compte parmi les moments les plus impressionnants de ce live, outre « need your love », cet « hello there » tonitruant , la ballades fédératrice « I want you to want me », ou « surrender », qui annonce déjà leur prochain classique… Mais j’aurai l’occasion d’y revenir.

Sorti en 1979, at budokan est à cheval entre deux époques.
Ses riffs tonitruants et ses solos minimalistes annoncent en effet les mœurs d’années marquées par les premiers hurlements punks.
Dans le même temps, la jam de “need your love” rappelait la musicalité d’un âge d’or qui semble déjà s’achever par ce testament sans défauts.

REF10/17/001
Lennon62

About Benjamin Bailleux

Avant d’entamer une collaboration que j’espère riche, il est essentiel que je me présente à vous, humbles lecteurs. Comme mon pseudo semble l’indiquer, je suis ici dans le but de partager ma passion pour le rock dans toute sa diversité. Pour remplir cet objectif, j’ai bâti un site que je gère depuis quelques mois déjà. Mais comment a-t-il chopé le virus me direz vous ? (À moins que vous vous en foutiez mais faites au moins semblant pour contribuer au bon déroulement de cette présentation !) Et bien, quand on évoque mes premiers émois musicaux, je me remémore immédiatement les nuits de voyages où « the rising » tournait en boucle sur l’auto radio. Après de longues heures passées à écouter AC/DC , Status quo, Les Who etc …, j’ai complèté ma culture rock en cherchant mes groupes fétiches dans d’autres genres (prog, folk rock , punk …). Ces découvertes, je les ai faites grâce aux heures passées a lire et relire les chroniques de certains albums et autres documents. C’est à partir de ce matériel que j’ai pu forger ma vision de la musique rock. Cette vision, je vous propose de la découvrir à travers mes articles.

Laisser un commentaire