Benjamin Bailleux/ juin 21, 2018/ 2 comments

En 1964 , une bande de musiciens Californiens commence à expérimenter un rock mélodique, qui laisse voir l’influence de la british invasion. Surtout marqué par les mélodies électriques des beatles, les Byrds décident de marier ces douces mélodies et la grandiloquence de la folk.

 

Parue en 1965, leur premier album récolte l’admiration de Bob Dylan, qui à lui-même entamé sa conversion à l’électricité la même année. Subjugué par l’énergie de leurs mélodies folks , Dylan les rejoint sur scène la même année, le temps d’un « mr tambourine man » qui prend des allures de moment historique.

Adoubé par leur idole, les Byrds rencontrent les Stones et les Beatles lors de la tournée qui suit la sortie de « mr tambourine man ». Désormais reconnue comme un groupe de premier plan, la formation commence à susciter des vocations dans sa Californie natale.

C’est ainsi que le Buffalo Springfield se forme, autour de deux amis qui, après s’être rencontrés plusieurs fois, parviennent enfin à former leur groupe. Voyagent dans un corbillard bien pratique pour transporter le matériel, les musiciens vivent la vie de bohème, telle qu’elle fut dépeinte par Kerouac.

Véritable écho des Byrds , le Buffalo Springfield sort un premier album bourré de tubes pops électriques, explore les possibilités offertes par le psychédélisme naissant, et disparait aussi vite qu’il est venu. Il laisse derrière lui deux albums monumentaux, et indispensables pour comprendre l’évolution de la pop.

À la même époque, en 1967, David Crosby quitte les Byrds, qu’il a fondé 4 ans plus tôt. Informé de l’implosion du Buffalo Springfield par sa maison de disques, il contacte Stephen Stills, et les deux hommes travaillent sur de nouvelles compositions.

De l’autre coté de l’atlantique, Graham Nash plaque les Hollies, dont il ne supporte pas le virage psychédélique. Après ce départ précipité, il rejoint rapidement une formation qui prend déjà des allures de confrérie des héros du folk rock.

Le premier album de Crosby Still and Nash rencontre un succès immédiat et, pour restituer au mieux la beautés de ses mélodies pop, le groupe doit se trouver un quatrième membre. Ahmet Ertegun, le manager du label Atlantic, leur propose de les mettre en contact avec Neil Young.

Neil Young et Stephen Stills sont alors en mauvais terme depuis la dissolution du Buffalo Springfield, et le succès de Young en solo semble empêcher tout espoir de collaboration. Le loner accepte néanmoins de venir voir la nouvelle formation de son ex ami, et les deux hommes se réconcilient lors d’une jam vivifiante.

Le groupe ainsi formé entre rapidement en studio et, après que Neil Young ait insisté pour que son nom apparaisse sur l’album, Crosby Still et Nash devient Crosby Still Nash and Young. Sorti en 1970, « déjà vue » s’impose comme l’aboutissement du folk rock Californien.

Réunis dans un grand hommage à la musique qu’ils ont crée et fait grandir, les membres du groupe écrivent chacun deux morceaux. Stephen Still ouvre le bal avec « carrie on » et ses superbes harmonies vocal, Nash lui répond avec le plus bucolique « our house ». Profitant de ce festival mélodique, Crosby lance une diatribe contre la guerre du Vietnam sur « almost cut my hair », alors qu’un Neil Young en plein âge d’or artistique cloue le spectacle avec la mélodie nostalgique de « helpless », et le medley « country girl ».

Boosté par la renommé de ses géniteurs, « déjà vue » voit ses précommandes dépasser les deux millions. L’engouement est tel que les producteurs ne prennent même pas la peine d’écouter les chansons avant de diffuser l’album. Heureusement pour eux, celui-ci tient toutes ses promesses, et le disque s’impose comme le testament parfait d’une époque bénie.

Lennon62

About Benjamin Bailleux

Avant d’entamer une collaboration que j’espère riche, il est essentiel que je me présente à vous, humbles lecteurs. Comme mon pseudo semble l’indiquer, je suis ici dans le but de partager ma passion pour le rock dans toute sa diversité. Pour remplir cet objectif, j’ai bâti un site que je gère depuis quelques mois déjà. Mais comment a-t-il chopé le virus me direz vous ? (À moins que vous vous en foutiez mais faites au moins semblant pour contribuer au bon déroulement de cette présentation !) Et bien, quand on évoque mes premiers émois musicaux, je me remémore immédiatement les nuits de voyages où « the rising » tournait en boucle sur l’auto radio. Après de longues heures passées à écouter AC/DC , Status quo, Les Who etc …, j’ai complèté ma culture rock en cherchant mes groupes fétiches dans d’autres genres (prog, folk rock , punk …). Ces découvertes, je les ai faites grâce aux heures passées a lire et relire les chroniques de certains albums et autres documents. C’est à partir de ce matériel que j’ai pu forger ma vision de la musique rock. Cette vision, je vous propose de la découvrir à travers mes articles.

2 Comments

  1. Lennon62

    Je te conseil de te jeter sur cet album. 😉

  2. Legereimaginareperegrinareblog

    Merci pour cet article. Je ne connaissais pas ce groupe

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