Berserk : le paroxysme de la badassitude

Berserk | « Hatred is only the place where men who can’t deal with sadness go »…

Ça en jette comme citation tu trouves pas ? C’est Godo qui a dit ça, un vieux schnock qui forge des trucs.  Ah tu parles pas anglais ! Ok, alors grosso modo, je traduirais ça comme ça : La haine est le seul endroit où vont les hommes qui ne peuvent supporter leur chagrin. C’est beau non ?

J’te préviens tout de suite, je peux tergiverser des heures sur cette série génialissime de perspicacité et d’intensité guerrière. Alors j’vais pas mal te parler. Si je vois que ça t’intéresse et qu’en commentaires tu me supplies de publier une suite sur le sujet, je m’exécuterai tel un fidèle esclave, parce que j’ai de la ressource, crois-moi !

Normalement, la version 2016 de Berserk est en réalité la suite de la version des années 90, mais l’ayant regardée par avance sans prendre connaissance des faits antérieurs (ce que j’ai fait après cela), j’ai considéré qu’il était tout de même intéressant de prendre cette version comme s’il s’agissait en réalité d’une histoire à part entière, sans prendre en compte le fait qu’elle s’inscrit dans une continuité.

Berserk est à l’origine une série de mangas de dark fantasy. On le classe parmi les seinen, les mangas pour jeunes adultes et, est bourrée de violence et de profondeur psychologique. Les thèmes abordés dans l’anime sont nombreux.

Nous sommes donc dans un contexte de guerre où des réfugiés politiques affluent de Midland, un royaume qui a été envahi par les Kushans, un peuple oriental. Bien évidemment, il y a d’emblée une réflexion flagrante à constater à propos des rapports intriqués et difficiles qu’une société inégalitaire peut nous proposer : une exposition des dominants et des dominés, des « forts » et des « faibles » tant d’un point de vue physique que purement spirituel parcourt la totalité de l’oeuvre . Il existe donc une première piste de réflexion à mener à propos de cet anime de dark fantasy qui se veut à la fois très gore, mais aussi très trash et sans aucun tabou moral (il y a beaucoup de nudité, de la prostitution, des scènes de torture, des démembrements et j’en passe, ainsi faut-il avoir le cœur bien accroché lorsqu’on regarde Berserk, et c’est encore pire lorsqu’on le lit, puisque la censure audiovisuelle est toujours plus contraignante que la censure relative aux livres). Mais bon, pour tous les psychopathes et autres êtres psychotiques comme moi, tout ça, c’est peanut comme on dit.

On peut aussi dénoter une réflexion poussée sur les méfaits de la guerre, tant du point de vue du simple civil que du point de vue de l’inconscient belligérant. Les puissants profiteront sans aucunes limites de la faiblesse des hommes pour attiser leur fanatisme religieux, leur superstition, et accroître leur pouvoir d’emprise. Dans cette version, tu pourras constater avec dégoût les maux causés par une institution religieuse démesurément puissante, l’inquisition. Sous couvert de poursuivre sa croisade sacrée contre des mouvements hérétiques qui émergent du désespoir et de la souffrance des hommes, elle a pour but à la fois d’asservir les hommes à « l’autorité divine ». Mais c’est avant tout le contrôle des esprits, des idées des uns et des autres de manière coercitive et souvent cruelle qui sera le but absolu recherché.

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Lui c’est un traître, le grand méchant de Berserk. Oué il fait plutôt prince charmant d’un mauvais conte, je sais…

Alors, laissez-moi vous présenter le personnage le plus badass de toute l’histoire des animes d’après mon expérience et mes connaissances : Guts. Nan mais attendez, vous imaginez, le type s’appelle Guts, oué il s’appelle « Tripes », t’imagines le truc. Tu sais qu’avec un nom comme ça, il va forcément envoyer du pâté ! Guts est donc le grand héros de la série et son personnage est à la croisée de l’anti-héros et du héros épique classique. Il est surnommé le chevalier noir. Il nous est a priori présenté comme un guerrier hors-pair et une brute épaisse, mais qui s’illustre comme le défenseur des justes et des opprimés. Il est le seul qui s’oppose à toutes sortes d’injustices avec violence (Luka le fera avec tendresse et simplicité). Il a pour habitude de se battre avec une claymore, une épée immense qui fait sa taille. Il a un bras mécanique et aussi une cicatrice en travers du nez. Nous ne savons que peu de choses le concernant, si ce n’est qu’il veut à tout prix retrouver Casca qui semble être sa femme : et personne ne pourra l’arrêter, pas même les dieux. C’est un homme d’action, qui n’aime pas les bavardages inutiles. Il parle donc bien plus avec son épée qu’avec sa langue. Euh. Nan mais tout de suite… T’as vraiment l’esprit mal placé c’est pas possible hein. Bref, cela fait de lui un personnage à la fois épique, courageux, mais aussi méprisable car très violent, même si cette violence est toujours portée à l’encontre de ceux qui lui veulent du mal ou qui font injustement du mal aux autres.

Pourtant, Guts est aussi celui qui agit contre le dogme et la peur : et là ça commence à devenir super fort. Alors même que tous sombrent dans le désespoir, car impuissants face au cours cruel des évènements, et placent désespérément en Dieu l’espoir d’une vie meilleure, il rappelle aux autres la réalité des choses et tente, en fonction de ses propres capacités, de faire changer la donne. Il n’est pas de ceux qui attendent patiemment qu’un miracle advienne : les miracles, il les fait advenir lui-même. C’est aussi celui qui ouvrira les yeux d’un personnage secondaire important, Dame Farnese, une commandante fanatique d’un ordre religieux de chevaliers, qui avec tact et sincérité, lui fait bien comprendre quel type de personne elle est, après avoir discuté quelques minutes avec elle. Je serais donc prêt à dire que Guts est à la fois un guerrier incroyablement puissant, qui n’a pas de pouvoir magique particulier, mais aussi un homme qui nettoie les consciences des attitudes et convictions confortables, mais illusoires : on peut aussi voir en lui une sorte de prophète, celui qui, malgré tout, en étant rejeté par tout le monde et considéré comme un démon, poursuit son chemin en toute liberté et envoie des vérités de façon expéditive aux yeux de ses ennemis. Si la simple évocation de ces vérités ne suffit pas à ses ennemis pour leur faire changer d’avis, alors il est celui qui brandira son épée et se défendra coûte que coûte.

Ce manga/anime en fait toujours des caisses, mais qu’est-ce que ça reste bon !

ET BOOOOOM les bruits de casserole dans ta tronche de fanatique écervelé !!! « HAAIIIIII YOOOO »

Bisous l’ami(e), dis-moi si tu veux une suite et je ferai des mises à jour sur cette page donc stay tuned comme disent les rosbeefs !

Ton bien aimable Carotoubaton.

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