lennon62/ décembre 11, 2017/ 2 comments

ACDC | Venue d’Écosse, la famille Young émigre en Australie afin de trouver la prospérité que son pays ne peut pas lui fournir. Là-bas, les frères Young commettent leurs premiers méfaits pour oublier l’ennui de longues heures de cours. Malcolm, l’aîné, enchaîne les bagarres pendant que son frère se gave de chocolat en cours.

Effrayé par ces actes de délinquances juvéniles, le bon proviseur du collège où étudient les jeunes rebelles envoie un courrier à leur famille. Si ce courrier ne remettra pas cette fratrie terrible dans le droit chemin, il aura le mérite de figurer au verso du premier album d’ACDC.

Car, dès leur adolescence, les frères Young ne jurent que par le rock de Chuck Berry, à qui ils vouent un véritable culte.

C’est pourtant leur frère, George Young, qui sera le premier à trouver le succès. Des les années 60, son groupe The Easybeat obtient un succès mondial grâce au tube « Friday On My Mind ». Angus et Malcolm forment eux aussi de petits groupes chacun de leur côté, jusqu’à ce que Malcolm Young mette fin à The Velvet Underground (aucun lien avec le groupe de New York). Il retrouve alors son frère en pleine déprime, il s’est fait virer de son propre groupe.

Malcolm décide alors de former un nouveau combo, où son frère tiendrait la guitare soliste. Cette décision sera, au départ, mal vue par les musiciens qu’il a recrutés entre temps. Ceux-ci ne comprennent pas en quoi ce morveux pourrait permettre au groupe de s’imposer dans un environnement musical dominé par Jimmy Page ou Keith Richards. Mais dès les premiers concerts, Angus détruit tous les doutes de ses collègues. N’ayant pas le temps de se changer avant les lives, le guitariste arrive sur scène affublé du costume d’écolier qui le rendra célèbre. Jouant comme un possédé, il s’attire même la sympathie des patrons de bars où le groupe joue en enchaînant les duckwalks sur les tables : « Il renversait les verres des client qui devait donc repayer, du coup les barmans nous avaient à la bonne ».

Par la suite, le groupe changera de chanteur et de bassiste, et sortira quatre excellents disques produits par Vanda et Young, la maison de disques de leur frère. Mais, si l’Europe semble peu à peu céder aux assauts du gang, l’Amérique n’est toujours pas conquise. Conscient que son groupe a besoin de l’aide d’un producteur plus expérimenté, George Young ne produira pas le prochain disque d’AC/DC.

C’est donc Robert Mutt Lange qui est chargé de donner aux Australiens le son qui leur permettra de conquérir l’Amérique. Le producteur voit AC/DC comme un « furieux groupe de pop » et, tout en gardant la simplicité et l’énergie qui les a fait connaître, il va leur offrir le son dont ils ont besoin. Il incite Bon Scott à travailler son chant, qui n’a jamais été aussi juste que sur cet album. Pour le son, les refrains sont désormais chantés en chœur par le groupe, et le côté brouillon des premiers albums est abandonné au profit d’une production plus propre. Loin de diminuer l’impact de ce rock basique, cette production accentue son efficacité.

Il faut dire que le groupe a composé une série de tubes capables de faire passer les Stones pour un honnête groupe de bar. Il y a bien sûr « Higway to Hell » et son riff cultissime , mais le reste est du même tonneau : « Shot Down in Flames » et « Beating Around the Bush » sont de véritables déluges sonores, qui permettent à Bon Scott et Angus Young de s’imposer comme un des duos les plus emblématiques du hard rock. Le groupe est au sommet de sa forme et on ne peut que jubiler à l’écoute des riffs binaires des frères Young. Et il y a la basse de Cliff Williams et la batterie de Phil Rudd qui forment une rythmique ultra carrée à la précision chirurgicale.

En fait Highway to Hell fait partie des albums inattaquables, tant ses trente minutes de musique vont à l’essentiel. En un album AC/DC avait tout dit. Et tant que le hard rock existera, Highway to Hell restera un album majeur. Désormais, le groupe est engagé sur la route du succès.

Retrouve une autre critique de Lennon62 sur lesyeux-fertiles : Led Zeppelin.

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About lennon62

Avant d’entamer une collaboration que j’espère riche, il est essentiel que je me présente à vous, humbles lecteurs. Comme mon pseudo semble l’indiquer, je suis ici dans le but de partager ma passion pour le rock dans toute sa diversité. Pour remplir cet objectif, j’ai bâti un site que je gère depuis quelques mois déjà. Mais comment a-t-il chopé le virus me direz vous ? (À moins que vous vous en foutiez mais faites au moins semblant pour contribuer au bon déroulement de cette présentation !) Et bien, quand on évoque mes premiers émois musicaux, je me remémore immédiatement les nuits de voyages où « the rising » tournait en boucle sur l’auto radio. Après de longues heures passées à écouter AC/DC , Status quo, Les Who etc …, j’ai complèté ma culture rock en cherchant mes groupes fétiches dans d’autres genres (prog, folk rock , punk …). Ces découvertes, je les ai faites grâce aux heures passées a lire et relire les chroniques de certains albums et autres documents. C’est à partir de ce matériel que j’ai pu forger ma vision de la musique rock. Cette vision, je vous propose de la découvrir à travers mes articles.

2 Comments

  1. Lennon62

    Merci 🙂 .

  2. Une tuerie ton article, comme à chaque fois.

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